
Plus de restaurants, plus de cantines, parfois plus de marchés… Depuis deux grosses semaines, les agriculteurs tourangeaux se retrouvent privés d’une partie de leurs débouchés. Comment faire pour écouler une production qui ne peut pas attendre ? Des solutions se mettent en place, dont certaines avec l’aide des pouvoirs publics.

4 jours par semaine, les lycées de la région Centre-Val de Loire servent entre 200 000 et 300 000 repas. Comme ils s’approvisionnent en partie en local, on imagine aisément le manque à gagner pour les exploitations concernées alors que tous les établissements sont fermés jusqu’à nouvel ordre pour lutter contre l’expansion du coronavirus (pour l’instant, le scénario privilégié est une reprise le 4 mai, mais rien de confirmé). Dans le même temps, les paysans qui travaillent en grande partie avec la restauration se retrouvent avec des légumes ou autres denrées sur les bras, sans forcément avoir de plan B. Même des professionnels qui ont l’habitude de vendre en direct aux particuliers sont victimes de la situation : dans le Lochois, la célèbre Laiterie de Verneuil a fermé son magasin et les ventes de fromages de chèvre sont en chute libre alors que la pleine saison démarre à peine.[…]
Olivier Collet