
Des voyageurs empruntant régulièrement la gare SNCF de Blois-Chambord, ainsi que des touristes de passage, sont pris d’hallucinations depuis jeudi 22 juin : ils ont en effet vu la porte de la gare ouverte, et ils ont même pu la franchir deux jours consécutifs ! Ce qui n’était pas arrivé depuis novembre dernier, en 2016, il y a… 7 mois.

Effets de la chaleur caniculaire de cette semaine ? Abus de substances illicites et hallucinogènes ? Indigestion de space cake (gâteau au cannabis) ? Ou alors panne de climatisation dans les bureaux de la gare, obligeant son chef à faire un courant d’air ? Les plus grands experts et spécialistes médicaux, ainsi que des ophtalmologistes de renom se penchent sur la question de ces véritables hallucinations. Mais il semble que les voyageurs et touristes ne rêvent pas : la porte d’entrée de la gare SNCF de Blois est bel et bien rouverte. “J’ai cru que j’avais la berlue”, s’est exclamé Christophe Deux-Truelles, président de l’agglo-police de Blois. David Village, directeur de l’Office de Tourisme Blois-Chant de Bord, a mis ça au début sur les rayons solaires : “J’ai tellement pris le soleil ces derniers jours que j’ai cru que ça m’avait rendu fada !”, a-t-il dit avec son accent toulousain.

Opération portes ouvertes à la gare de Blois !
Fermée d’une inesthétique plaque en contre plaquée – on peut même la qualifier de très moche – depuis novembre dernier suite à des dégradations volontaires, après plusieurs tentatives de réparations on la croyait définitivement condamnée. Plusieurs affichettes annonçaient toujours une “fin d’intervention” imminente. Mais on sait combien le mot “imminent” n’a pas le même sens pour tous… Particulièrement à la SNCF donc, qui, après moult rebondissements, et imbroglios administratifs comme seule la France peut en produire (résumés ici et là ou encore là) a fini par trouver un heureux dénouement. La fameuse grille de protection nocturne, pour éviter que la porte vitrée automatique ne soit encore vandalisée, a fini par être posée ! “C’est sans doute pour ça qu’il a fait très très chaud cette semaine”, faisait malicieusement remarquer une cliente qui emprunte quotidiennement le train.
Du coup, comme il n’y a plus la plaque en contre-plaqué (mais qu’est-elle donc devenue ? Qui s’en inquiètera ?), le service “Gare et connexions”, qui a tant tardé pour effectuer les travaux qu’on nous avait promis “rapides” fin mars, n’a pas pu apposer une ultime affiche : “Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée”.