
Après Emmanuel Macron en 2016, la défection de Jean-Louis Borloo cette année, c’est finalement l’ex Premier ministre Manuel Valls qui présidera les fêtes johanniques à Orléans dimanche prochain, 14 mai.
Alors que sa candidature aux législatives sous l’étiquette de la toute nouvelle majorité présidentielle vient de se faire recaler par Jean-Paul Delevoye, à la tête de la commission d’investiture de La République en marche, Manuel Valls se trouve un peu désœuvré ces jours-ci. C’est tout naturellement, devant les difficultés à trouver un invité prestigieux, qu’il a proposé à Olivier Carré, maire de la ville, de présider au pied levé les fêtes de Jeanne d’Arc, sommet de la vie de la cité orléanaise. « C’est un beau geste », explique ce dernier au Goracentre, « franchement les invités ne se bousculaient pas au portillon de la rue de Bourgogne, et après l’annulation de Borloo par texto, c’était difficile de trouver un invité sous le sabot d’un cheval ».
« Depuis quelques semaines, je ne sais plus trop quoi faire de ma peau », avoue l’ex Premier ministre, sous le coup d’une possible exclusion du Parti socialiste. « Depuis dimanche dernier, c’est encore pire. Plutôt que de ressasser mon probable renvoi sur les roses, j’ai préféré me rendre utile en venant présider les belles fêtes de Jeanne », ajoute-t-il encore.
Succéder à celui qui a filé au nez et à la barbe des éléphants du PS en faisant main basse sur la Présidence de la République, pour le perdant de la primaire de la gauche, ça n’est pas quand même un peu difficile à supporter ? « Non, vous savez je ne suis pas rancunier, ce n’est pas mon genre. Et puis, venir ici à Orléans me permet de commencer à visiter les villes où je pourrais implanter une école de danse, c’est un vieux rêve que j’ai depuis longtemps et dont la politique m’a éloigné. Pour ça, la nouvelle Métropole orléanaise serait parfaite ! », avoue-t-il.
En revanche, pas question pour Manuel Valls de venir en marchant ni à cheval, pas plus qu’en A400 M, l’avion transporteur militaire d’Aibus : les turbulences causées par les hélices projettent les parachutistes trop vite vers la dérive de l’avion. « Je ne veux pas prendre le risque de dériver davantage », souffle-t-il, fataliste.
