
photo Marie-Line Bonneau
Magnifique. “Nous sommes ravis d’être là, ravis de tout le bruit que l’on va faire et ravis de cette grâce de vous savoir ici”. Souhaitant, dès le premières notes de son concert, un bon festival aux neuf cent spectateurs de la salle Pierre Aimé Touchard de la Scène Nationale d’Orléans, Melody Gardot allume, ce mercredi, avec un bonheur fou la mèche, de Jazz or Jazz.
Entourée d’un magnifique combo où brillent notamment saxophone trompette et basse, la ravissante jeune flamme, tour à tour à la guitare et au piano, chaloupe lumineusement côté ryhtm’n blues, jazz pop, et jazz doux, celui où l’intimisme de la voix se frotte avec une exquise pudeur de respiration et d’inspiration aux rives des murmures et des éclats rauques.
Artiste jonglant avec délicatesse avec le français et l’anglais, Melody Gardot a l’élégance amoureuse de s’adresser au public comme à un tendre et complice ami. Ailleurs, signature des plus grandes, elle n’ a de cesse de valoriser avec enthousiasme et modestie ses partenaires.
Mercredi soir, au Théâtre d’Orléans, avec une fraîcheur de feu et une voix renversante qui claque à plaisir que veux-tu, Melody Gardot enthousiasme et émeut. Défilent entre autres un hommage à Chet Baker, puis “Good Night”, “Les Etoiles” et encore ce fameux “Preacher Man” repris en cœur par un public debout, jour de très grand soir au festival de jazz d’Orléans .
Jean-Dominique Burtin

Les 900 spectateurs du Théatre debout pour Melody Gardot