On pourrait qualifier l’affaire de tempête dans un verre d’eau si la censure d’un artiste n’apparaissait pas forcément comme une décision particulièrement choquante.
Arnaud Méthivier s’est donc vu interdit de scène pour le concert final du Festival de Loire prévu ce dimanche à 18 h et a été remplacé au pied levé, par un concert de mariniers avant le lâcher des 500 pigeons. Pas d’explications précises sur le moment, mais la raison invoquée par les organisateurs, Martine Grivot en tête, serait des propos rapportés par quelques mariniers et spectateurs, tenus par Arnaud Méthivier lors de la balance de son spectacle de samedi soir, propos dans lesquels il aurait dénigré les artistes que sont les mariniers, et aurait considéré que la ville d’Orléans aurait mieux à faire que de dépenser tant d’argent dans un feu d’artifice si beau soit-il.
Censure des libres propos d’un artiste indépendant clame Arnaud Méthivier, non respect d’une obligation de réserve lui rétorquent les organisateurs compte tenu du statut de programmateur associé d’Arnaud Méthivier durant ce Festival de Loire. On nage donc en pleine confusion des genres de part et d’autre avec la double casquette de l’intéressé.
En tout état de cause, les organisateurs ont visiblement pris une décision grave et rarissime pour un artiste officiellement programmé dans un festival, sans même juger utile de s’en expliquer dans un communiqué officiel, dont les conséquences en terme d’image vont se propager, une nouvelle fois, comme une trainée de poudre à canon, via les réseaux sociaux, rappelant la déjà fâcheuse “censure” du Festival Hip Hop (voir Magcentre).
Un recadrage, voire une remontée de bretelles de l’accordéoniste le plus prolixe d’Orléans aurait sans doute permis d’éviter cette très “amateure” interdiction de scène à celui qui, après avoir demandé audience au maire, envisage maintenant de prendre le maquis sur le duits…
GP