
A la différence de nombreux jeunes issus des télé-crochets, Camelia-Jordana n’a pas ajouté de nom après son prénom bien connu. Avec le même naturel qu’à ses 17 ans, elle poursuit une carrière entre musique et cinéma et se produira deux fois au Printemps de Bourges.
Est-ce votre première fois au Printemps ?
Pour mon projet personnel, oui, c’est une première. Mais je suis déjà venue pour chanter avec Alex Baupain et une autre fois, en tant que spectatrice, pour l’hommage à Lhasa. Donc jamais pour mon répertoire.
Qu’allez-vous proposer pour cette première ?
Sur scène, il y aura une seule chanson du premier album et une scénographie qui, par rapport au public, est construite comme un spectacle de danse ou de théâtre. Il n’y aura pas d’échange verbal, d’explications de texte, je ne viens pas pour raconter que telle ou telle chanson vient de je ne sais où. Il y aura des transitions musicales ou écrites mais rien d’autre. Ce n’est pas du théâtre mais presque, il y a une mise en scène, une histoire, un fil rouge…
Pourquoi ce choix ?
C’est quelque chose que je voulais vraiment faire, depuis longtemps. Attention, j’adore le format avec un chanteur qui fait des blagues, qui dit qu’il a écrit ce morceau dans une caravane il y a trois ans ! Mais j’avais envie d’autre chose.
On vous retrouvera également dans la création en hommage à Nina Simone, qu’est ce que vous préparez ?
Vous faites bien de m’en parler car je ne sais pas encore ce que je vais chanter ! C’est bientôt, il faut que je me renseigne. En tout cas, j’ai accepté car Nina Simone est une de mes chanteuses préférées, voire ma préférée.
On vous a moins vue dans les médias ces dernières années, pourtant, vous avez multiplié les projets, sans pour autant sortir d’album…
J’ai mis du temps à le faire car le temps lui-même m’a manqué. Je me suis retrouvée dans plein de projets très différents, que ce soit de l’opéra contemporain, de la musique avec des copains à l’étranger, jouer dans des films, faire une pièce de théâtre… Des projets qui m’ont beaucoup séduite, où on me proposait de participer, avec des artistes que j’admire énormément, et qui m’ont nourrie. Cela m’a donné des histoires à raconter, ce dont j’avais besoin pour mon album. Je ne suis pas du genre à chanter pour chanter ; je peux le faire sous la douche. Mon plaisir, c’est de raconter de vraies choses que j’ai envie de partager.
Qu’est ce que vous nous racontez alors ?
L’album parle beaucoup d’amour et de voyages. Ce sont les deux thèmes principaux. J’ai toujours adoré voyager et ces quatre dernières années, je l’ai fait beaucoup plus qu’avant. Là, je reviens de Caracas ou je suis allée jouer pour la semaine de francophonie par exemple. En tout cas, j’ai voulu retrouver un univers qui me correspondait.
Pourquoi vous être lancée dans le cinéma ?
C’était un vrai désir de ma part et quand j’ai rencontré mon agent, j’ai décidé de passer des castings. Et dès ma première expérience, j’ai adoré ça. J’ai eu la chance de tourner avec des gens adorables qui sont restés très bienveillants envers moi. Ca m’a donné envie de continuer.
Et comment conjuguez-vous les deux ?
Ils sont constamment mêlés, quand je suis en tournée, je fais des castings, quand je tourne, j’écris des chansons, ça ne s’arrête jamais !
Propos recueillis par E. E. pour le Big Journal
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