L'agresseur du Père Pierre de Givenchy condamné

nd recouvranceLouis Benoit Greffe, l’agresseur du Père Pierre de Givenchy a été condamné ce jeudi 22 mai à trois mois de prison avec sursis. Rappelons que le condamné s’était rendu coupable  d’une agression avec une bombe lacrymogène sur la personne du prêtre de 84 ans au sein même de l’Eglise Notre Dame de Recouvrance. (voir Magcentre, rare média à avoir parlé d’une affaire qui eut sans doute pris d’autres proportions si la victime ne fut un prêtre…). M. Greffe a reconnu les faits en invoquant un état de “légitime défense” (!) et donc pu bénéficier d’une procédure dite de “plaider coupable”.

L’affaire fut jugée avec plus de deux heures de retard, avec une victime visiblement épuisée: un minimum d’humanité dans l’ordre des dossiers aurait pu lui éviter cette fatigue supplémentaire*… Quant à la requête de l’avocat de la partie civile qui demandait une mesure d’éloignement des lieux du jeune intégriste, elle n’a pas été retenue par la juge en dépit du désordre manifeste que les pétitions voisinage ne manquaient pas de souligner à l’encontre de ce dernier.

Si l’on peut souhaiter que cette condamnation ramène un peu de paix dans l’Eglise et le quartier Notre Dame de Recouvrance, l’empressement du jeune catholique à aller sonner les cloches de l’Eglise après sa sortie du tribunal n’est pas de nature à rassurer voisins et riverains…

GP

*Pierre de Givenchy a été admis aux urgences du CHRO de la Source ce samedi, et placé sous surveillance médicale compte tenu de son état général.

Commentaires

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  1. La comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) a été initiée par une loi du 9 mars 2004 pour des petits délits, essentiellement la masse des délits routiers, conduites en état alcoolique, défauts d’assurance, et petits vols. D’inspiration anglo-saxonne, elle avait pour objectif d’accélérer les procédures. En cas de CRPC, le prévenu reconnait l’infraction et passe une sorte de transaction avec le procureur qui fixe le montant de la peine infligée. L’affaire passe ensuite en audience publique devant un juge unique qui entend les parties civiles lorsqu’il y en a et a le choix, soit d’homologuer la sanction proposée et négociée avec le procureur de la république, soit, s’il ne la valide pas, de renvoyer l’affaire devant une formation normale du tribunal de grande instance. La CRPC a été étendue par une loi du 13 décembre 2011 à tous les délits à l’exception des plus graves (violences réprimées par une peine égale ou supérieure à 5 années d’emprisonnement, homicides involontaires, délits de presse et délits politiques)
    La CRPC, dans sa version élargie, met en œuvre une forme de “justice d’abattage” qui dessert aussi bien les droits du prévenu que ceux des victimes, puisque si le temps passé à attendre son tour peut être extrêmement long, celui consacré à l’examen de l’affaire est en revanche extrêmement bref. On attend avec intérêt ce qu’en fera la réforme Taubira.

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