La commanderie d’Arville, l’atout tourisme du Perche

Fleuron médiéval du nord Loir-et-Cher, la commanderie Templière d’Arville va se refaire une beauté. Sous l’égide de la communauté de communes des Collines du Perche, le site va accompagner le développement touristique du territoire.

La commanderie d'Arville dans le Perche
La commanderie d’Arville va subir des travaux de modernisation au cours de l’année 2025.
Photo Jean Luc Vezon


Par Jean-Luc Vezon.


« La commanderie est un joyau des Collines du Perche. Nous souhaitons promouvoir le tourisme et renforcer l’attractivité du site en créant un centre d’interprétation sur l’histoire des croisades et des Templiers qui offre aux visiteurs une immersion dans cette période passionnante », affirme Karine Gloanec-Maurin, présidente de la communauté de communes et conseillère régionale déléguée à l’Europe, la Coopération européenne et le Tourisme.

Pour cela un important programme de travaux touchant le bâti, la muséographie et les aménagements extérieurs a donc été lancé le 29 mars dernier en présence notamment de François Bonneau, président de région, Philippe Gouet, président de département, des parlementaires Bernard Pillefer et Christophe Marion, et du préfet de Loir-et-Cher Xavier Pelletier.

Un projet à 2 millions d’euros

Ce chantier d’envergure doit s’achever dans un an pour un coût total d’un peu plus de 2 millions d’euros financés par les Collines du Perche à hauteur de 453 717 € (dont le mécénat de la Mission Bern avec son Loto du patrimoine pour 90 000 € et celui de la Fondation du Patrimoine pour 10 000 €). La collectivité a bénéficié du soutien financier de l’État (230 000 € de DSIL), du Conseil régional (584 000 €), du département (Convention région-département, 584 000 €) et de l’Union européenne (FEDER, 200 000 €).

Karine Gloanec-Maurin, présidente de la communauté de communes du Perche s’est battue pour obtenir les financements permettant une rénovation d’ampleur. Crédit CCCP.


Le projet de développement et de modernisation a été proposé à la collectivité par l’association gestionnaire de la Commanderie d’Arville présidée par Christine Charreau. Deux études conduites par le cabinet Médiéval, spécialiste du patrimoine du Moyen Âge, et l’autre par le cabinet Emotio spécialisé dans l’accompagnement du développement touristique avaient au préalable cadré les contours d’un projet.

Une visite guidée des espaces à rénover commentée par l’architecte du patrimoine Mathieu Julien, la scénographe Estelle Maillet, et le directeur de la Commanderie d’Arville Anthony Renou a permis aux invités, financeurs(1), institutions et élus de mesurer la nature précise du projet de restauration et l’ampleur de la démarche souhaitée par la communauté de communes.

Renforcer « l’attractivité et l’activité économique » du Perche

Dans leurs prises de paroles, les personnalités présentes ont toutes salué la qualité du projet, le dynamisme des Collines du Perche, la nécessité des élus ruraux à prendre en main l’avenir de leurs territoires, le développement touristique comme levier du développement économique territorial et la cohésion et la solidarité qui s’expriment dans ce projet exemplaire.

La commanderie d’Arville est l’un des sites templiers les mieux préservés de France. Sa visite nous replonge dans l’histoire. Crédit CCCP.


La commanderie, l’une des mieux conservées de France, a reçu 25 660 visiteurs l’an passé dont 14 000 enfants en ateliers pédagogiques et/ou visites. Ils sont à 37 % originaires de la région Centre-Val de Loire (dont 13 % du Loir-et-Cher) et 24 % proviennent d’Île-de-France. 9 128 nuitées sont par ailleurs recensées dans les espaces d’hébergement.

« Nous sommes heureux des soutiens de nos partenaires. La structure, qui compte 9 salariés (7,5 ETP), s’autofinance à hauteur de 78 % et les retombées économiques régionales directes de son activité sont estimées à 250 000 €. Avec cette rénovation, nous allons développer l’attractivité et l’activité économique dans notre Perche », insiste Karine Gloanec-Maurin.

(1) Outre l’UE et les collectivités pré-citées, l’agence MMA Gardrat-Goupil et la caisse locale Groupama ont aussi contribué au financement.

La commanderie, une histoire longue de 9 siècles

  • Site fondé par les Templiers au XIIᵉ siècle et géré par l’Ordre jusqu’au début du XIVᵉ siècle
  • À partir des années 1310 : gestion par l’Ordre des Hospitaliers (devenu l’Ordre de Malte) jusqu’à la Révolution française
  • Révolution : vente, par lots ; plusieurs agriculteurs s’installent, permettant d’entretenir et de conserver le site
  • À partir de 1982 et jusqu’en 1996 : acquisition des différentes parcelles par le Syndicat intercommunal de la Commanderie d’Arville, constitué sous l’impulsion du sénateur Pierre Fauchon
  • 1999 : ouverture du centre d’interprétation consacré à l’histoire des croisades et des Templiers
  • 2004 : la gestion complète du site historique est confiée à l’association « La Commanderie d’Arville »
  • 2009 : ouverture des premiers bâtiments d’espaces d’hébergement (le « gîte »)
  • 2013 : ouverture des seconds bâtiments d’espaces d’hébergement (la « Maison des Chevaliers »)


Plus d’infos autrement :

Loir-et-Cher : la montée en puissance du slow tourisme

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