Dans un courrier confidentiel adressé à la direction de l’aéroport de Châteauroux et dont Magcentre a pu se procurer une copie, l’administration du nouveau président Trump informe celle-ci de l’arriéré de loyers que les États-Unis réclament à la France pour l’occupation du site depuis la rétrocession de l’aéroport en 1967.

Châteauroux-Déols Air Dépôt. sce Wiki
De notre correspondant.
L’aéroport de Châteauroux construit en 1951 par l’armée américaine sur l’ancien site d’un aéroport militaire français, a servi de base logistique pour toute l’Europe dans le cadre de l’OTAN employant jusqu’à huit mille militaires et civils américains. Cette période de prospérité castelroussine s’est achevée en 1967 avec la décision du Général de Gaulle de sortir du commandement intégré de l’OTAN. Bon prince, le gouvernement américain de Lyndon Johnson avait alors cédé à la France l’ensemble des installations comportant une piste permettant l’atterrissage des gros-porteurs. La situation géographique du site a permis depuis, à la CCI locale et aux diverses collectivités territoriales de développer une activité commerciale aéroportuaire autour du fret mais aussi du transport de passagers, du démantèlement d’appareils en fin de vie ou de site d’entrainement pour les compagnies aériennes.

Un Airbus A300B2 d’Air Inter en cours de démantèlement en 2000. sceWiki
L’administration Trump réclame donc sa part de cette activité commerciale en présentant au Conseil régional Centre-Val de Loire la facture d’un loyer estimé pour 58 ans d’occupation des lieux à 122 millions de dollars qui viendront combler le déficit budgétaire abyssal des États-Unis. Pour solder ce passif, l’administration Trump exige également la restitution du site de Châteauroux ou à défaut son rachat par la Région Centre-Val de Loire. La Région ne disposant pas de terres rares comme monnaie d’échange pour cette transaction, l’administration Trump propose l’annexion d’une partie de la Sologne afin d’être transformée en un gigantesque golf à 258 trous, sport qu’affectionne particulièrement le Président américain qui pourra ainsi y inviter quelques amis milliardaires français à l’occasion.
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