Il est bon de se rappeler que ce sont les actifs actuels qui paient les pensions de retraites de leurs parents et celles de leurs grands-parents retraités.
Bon élève de la classe européenne, la France avait réussi à garder un taux de fécondité supérieur à 2,1 enfants par femme en âge de procréer, taux permettant un renouvellement de la population. Or ce taux chute de manière continue depuis 2011 et l’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit fin 2024 à 1,62 enfant par femme, après 1,66 en 2023. Promit par le président de la République lors de sa conférence de presse de janvier 2024, le « réarmement démographique » n’est encore qu’une déclaration sans action.
Si le solde de la démographie française est encore légèrement positif, c’est grâce aux populations issues de l’immigration. Néanmoins les études de l’Insee montrent une diminution de la descendance au fil des générations des immigrées.
Alors que les partenaires sociaux, syndicats salariés et patronaux, se réunissent pour revisiter la dernière réforme des retraites obtenue aux forceps, au rythme actuel de la dénatalité il n’y aura plus grand monde pour payer les pensions de retraite pour les futures générations. Il serait sans doute sage que ce débat sur les retraites intègre celui de la dénatalité et de l’apport des flux migratoires…