Accueillant du 28 février au 2 mars sa troisième convention internationale de tatouages, le CO’Met s’inscrit aisément dans l’air du temps. Et consacre l’engagement de Christelle Six et Arnaud Métivier, aux succès réguliers dans la valorisation de cet art en expansion.
Christelle Six et Arnaud Métivier à la présentation de l’édition 2025 – photo JLB
Par Jean-Luc Bouland.
« En France, le marché du tatouage a atteint environ 270 millions d’euros en 2024, avec environ 20 000 tatoueurs professionnels installés », annonce le site professionnel Modèle de business plan. Et, précise celui-ci, en prévoyant des tendances au coworking, voire des sites de conseils en ligne dédiés, « en 2023, environ un Français sur cinq avait un tatouage, et 68% des jeunes de 18 à 24 ans voyaient le tatouage d’un bon œil ».
Un quart de la population concerné
En 2024, c’est près d’un quart de la population qui a fait appel à un tatoueur. « En 2025, l’industrie du tatouage en France est en pleine expansion, avec une concurrence intense entre environ 20 000 tatoueurs et 5 000 studios… Le marché mondial du tatouage devrait atteindre 4,83 milliards USD d’ici 2032, avec une croissance annuelle de 10,2% ».
En 2023, même si elle a généré moult réactions négatives, l’initiative lancée par Christelle Six et Arnaud Métivier de créer une convention de tatouage au CO’Met d’Orléans n’était pas vraiment une aventure hasardeuse. Et le relookage apporté à l’organisation de la 2ᵉ édition en 2024 pour donner un sens éthique et qualitatif à l’évènement a largement porté ses fruits. Car depuis, le couple orléanais a multiplié les succès. Passé de près de 14 000 visiteurs en 2023 à plus de 16 000 en 2024, il se targue aussi en 2025 d’être l’organisateur de la première convention de tatouage à Tours en 2024, qui sera reconduite en mai 2025, et d’y ajouter cette année deux nouvelles organisations, l’une à Chartres et l’autre au Havre. « En réunissant 400 tatoueurs sur 7 000 m² à Orléans, et en réunissant presque autant à Tours, nous devons nous classer parmi les plus importantes manifestations de ce type en France, si l’on exclut le Mondial du tatouage à La Villette, qui a eu lieu en janvier dernier, et un ou deux autres », expliquait récemment Arnaud Métivier lors de la présentation de l’édition orléanaise 2025.

Une dimension artistique et humaniste
Ce qui fait le succès de leurs conventions, ce sont leurs choix éthiques et artistiques dans la programmation de ces conventions. Entre la première et la seconde édition, ils ont éliminé le “folklore” attaché parfois au tatouage mais préjudiciable à l’image qu’ils veulent attacher à leur manifestation, en privilégiant la qualité artistique. En 2024, la traditionnelle vente aux enchères d’œuvres réalisées par des artistes exposants était proposée au profit de la Maison des Femmes du CHU d’Orléans. Cette année, elle le sera en faveur de Sea Shepherd, et le thème donné à la convention consacrera la spiritualité, sous toutes ses formes, et pas uniquement religieuse.
« Cette convention véhiculera les valeurs fortes qui nous animent : convivialité, bienveillance, respect de l’environnement, acceptation de soi et de chaque personne au-delà de ses différences ». Parmi les organisations locales invitées, on remarquera les stands du Planning familial et du musée des Beaux-Arts d’Orléans. « C’est avec le musée des Beaux-arts que nous avons récemment créé une première en France. Il a toute sa place dans notre convention ». La programmation musicale sera notamment assurée le dimanche par le groupe La Jarry. Et parmi les 400 tatoueurs présents, représentant 12 nationalités, on en remarquera trois venus de la Nouvelle-Orléans. Un véritable tour du monde qui devrait marquer les esprits.
Découvrez le programme complet de l’International Orléans Tattoo Show ICI.
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