Deux spectacles ont fait résonner la jolie salle de la MAM à Orléans ce week-end. Vendredi 13 septembre, c’était « L’importance d’être constant » d’Oscar Wilde, joyeusement servi par la compagnie Diabolo, et samedi 14, la compagnie Bliss’art a évoqué « Madame Claude » avec un burlesque grinçant et plein de créativité. Deux spectacles très différents mais chacun dans son genre, de grande qualité.
Par Anne-Cécile Chapuis.
Oscar Wilde superbement servi par le Diabolo Théâtre

“L’importance d’être constant” par la troupe du Diabolo théâtre, dans une mise en scène de Marina Huguet Retaillaud (2e à G). Photo AC Chapuis
Les 198 places de la MAM étaient pratiquement toutes occupées pour entrer dans l’atmosphère « so british » d’Oscar Wilde. Tout y était, le décor, les costumes, les personnages et bien sûr l’intrigue ! Scabreuse à souhait, l’histoire emmène le spectateur dans les méandres et rebondissements chers au théâtre de boulevard. Mais « L’importance d’être constant » va plus loin avec le texte raffiné d’Oscar Wilde, parsemé de piques, allusions, traits d’esprit que les comédiens de la compagnie Diabolo savent parfaitement mettre en exergue. Des personnages portés avec finesse et humour par une troupe au mieux de sa forme, dans un tempo sans faille et une mise en scène fort adaptée, donnent un spectacle de qualité qui déclenche des applaudissements nourris et mérités.

Marina Huguet-Retaillaud et Jean-Baptiste Dauphin, dans l’univers raffiné d’Oscar Wilde. Photo AC Chapuis
« Madame », la verve des comédiens du Bliss’art

Les quatre comédiens coauteurs et interprètes de “Madame”, Compagnie Bliss’art, direction artistique Christina Koubbi (à D). Photo AC Chapuis
Avec « Madame », c’est un tout autre univers. Coécrite à quatre voix par les comédiens du Bliss’art, la pièce évoque madame Claude et ses salons très spéciaux du XIXe siècle. Les personnages sont hauts en couleur et les acteurs ne reculent devant rien pour faire partager leur humour décalé, grinçant et corrosif. La valse des costumes, effets de scène, jeux de lumière et appels au public en font un tourbillon qui laisse sans voix, mené de main de maitre par des comédiens talentueux.

Uns scène de “Madame”. Photo AC Chapuis
Ces deux exemples montrent la richesse du théâtre à Orléans. Et que l’on soit amateur (comme Diabolo) ou professionnel (comme Bliss’Art), il y a de la place pour tous dans le monde du théâtre, c’est-à-dire dans un univers de rêve, de créativité et de passion !
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