Le Chœur Symphonique du Conservatoire d’Orléans a exploré un répertoire de musiques anglaises, de la Renaissance au XXe siècle, offert lors de deux concerts, à Artenay (45) le dimanche 9 juin et à la cathédrale d’Orléans le lundi 10 juin. Il était accompagné par l’ensemble à vents Musicque de Joye et Frédéric Desenclos à l’orgue.

Le Chœur Symphonique et l’ensemble Musicque de Joye à Artenay le dimanche 9 juin. Photo AC Chapuis
Par Anne-Cécile Chapuis
N’en déplaise au soleil retrouvé ou à la finale de Roland-Garros, la petite église d’Artenay affichait complet en ce dimanche après-midi. Dans une acoustique riche et flatteuse pour l’oreille, les voix se sont mariées aux instruments pour de belles pages de musique.
L’ouverture avec John Dowland par l’ensemble Musicque de Joye a montré les sonorités généreuses des instruments anciens joués par cet ensemble depuis 1986, présentés à l’entracte par Thierry Quatrehomme (sacqueboute) ou Serge Delmas, intarissable sur les cornets à bouquins dont il joue et qu’il fabrique avec une diffusion dans toute la France.

L’ensemble Musicque de Joye : Thierry Quatrehomme présente la sacqueboute, devant, de G à D, Christophe Legrand, sacqueboute, Frédéric Desenclos, orgue positif, Benoît Teinturier et Serge Delmas, cornets à bouquins. Photo ACC
Les 50 choristes rejoignent ensuite les instruments avec Lullaby une pièce de William Byrd (1543-1623). La musique est belle et les deux ensembles sont bien équilibrés.
Purcell à l’honneur avant les compositeurs du XXe siècle
Vient ensuite une des rares pièces pour orgue écrite par Henry Purcell (1659-1695). Très enlevé voire virtuose, ce Voluntary met en valeur différents jeux du bel instrument récemment entretenu et valorisé par les Amis de l’orgue d’Artenay.
Puis place aux vents pour une belle ouverture avant l’entrée du chœur en procession pour Les Funérailles de la reine Mary de Purcell. Cette magnifique pièce avec anthem, verses et choral emplit l’espace avec ce qu’il faut de solennité, recueillement ou imploration.

Émilie Legroux, cheffe de chœur, présente le programme avec beaucoup de simplicité, créant un lien chaleureux entre les musiciens et le public. photo ACC
Place ensuite au XXe siècle. Deux chansons populaires harmonisées par Ralph Vaughan Williams (1872-1958) permettent au chœur d’expérimenter une disposition de voix mélangées, sans direction (ou presque !), ravissant le public grâce aux belles mélodies venues d’outre-Manche.
Le concert se termine sur Festival Te Deum, une composition pour chœur et orgue de Benjamin Britten (1913-1976), hôte incontournable du répertoire anglais. La pièce est difficile, complexe par ses rythmes ou tempi, mais le chœur comme l’organiste s’en saisissent avec brio sous la direction efficace d’Émilie Legroux, et offre un très beau final à ce concert.
Longuement et justement applaudis, les artistes ne se font pas prier pour entonner en bis le fameux « Pomp and Circumstance » d’Edward Elgar, avec une invitation à l’auditoire de le fredonner avec les ensembles. Vous avez dit Angleterre ?
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