Pour la comédienne eurélienne Andréa Bescond, il y a des combats féministes plus importants à médiatiser que le droit au topless. Dans sa vidéo publiée le 30 août sur Instagram, elle n’hésite pas à retirer le haut pour relever le débat.
Copie d’écran de la vidéo publiée par Andréa Bescond sur son compte Instagram.
C’est l‘Obs qui a relevé l’info, un des rares médias à le faire, après les évènements en parallèle du Festival des arts de la rue d’Aurillac qui ont mobilisé les médias de tous genres depuis le 23 août, à commencer par La Montagne, auteure d‘une vidéo à la manifestation du samedi 26 août. La comédienne et réalisatrice Andréa Bescond, Molière du seul(e) en scène en 2016 pour son spectacle « les Chatouilles ou la Danse de la
colère », et compagne de l’humoriste Eric Métayer, a posté de son domicile d’Epernon une vidéo sur son compte Instagram qui n’a pas tardé à faire parler d’elle.
Féministe engagée, particulièrement mobilisée contre les féminicides, elle déplore que les médias s’attardent plus sur le topless à Aurillac et l’abaya à l’école plutôt que de parler des féminicides et de l’analphabétisation croissante. Comme si « la police du vêtement » était de retour. Elle dénonce ainsi « l’obsession autour de l’abaya et des tétons » alors que « quatre femmes ont été assassinées en quatre jours par leur conjoint, battues à mort ». Et pour appuyer ce coup de gueule qui fustige un « gouvernement bidon », elle termine en retirant son tee-shirt tout en disant : « Ça me donne chaud là… ». Dans une référence appuyée à l’argumentation donnée par Marina, la jeune femme à l’origine de la manifestation d’Aurillac.
Copie d’écran de la vidéo réalisée le samedi 26 août par La Montagne.
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