François Baroin et André Laignel. AMF 2017
« Depuis la guerre, l’AMF n’avait jamais connu d’annulation», se désole le vice-président de l’Association des Maires de France (AMF) André Laignel (maire PS d’Issoudun), à l’issue d’un comité directeur auquel étaient conviés 150 élus.
Après l’ajournement du congrès de l’Assemblée des départements de France annoncé lundi dernier, les maires ont donc pris la même décision en considérant que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour organiser comme il se doit le congrès des maires et présidents d’intercommunalités de France, initialement prévu du 24 au 26 novembre.
Chaque année, ce rendez-vous incontournable de la France des territoires à la fin novembre est un moment politique très attendu où est évalué l’état des relations entre les collectivités locales et le gouvernement. En 2020, après trois années de rapports compliqués et dissonants avec le pouvoir, les sujets mis sur le tapis par les maires étaient nombreux, de l’insécurité croissante pesant sur les élus aux finances locales incertaines et à l’espérance d’une vraie décentralisation.
« On avait prévu une journée nationale des maires où devait être reçu le premier ministre le 26 novembre, avec des conférences thématiques en visioconférence mais finalement, il n’y aura qu’une conférence solennelle ce jour-là », explique Philippe Laurent, le secrétaire général de l’AMF maire UDI de Sceaux