La maire-adjointe orléanaise, chargée de l’aménagement urbain et du logement tient à apporter des précisions sur le projet immobilier qui dit- elle « sera respectueux de l’environnement . » Concernant les arbres, une nouvelle étude va être lancée à l’automne pour déterminer leur état de santé.
Lors d’un entretien téléphonique, sollicité par l’élue ce lundi 21 juillet, celle-ci insiste d’emblée sur le fait que l’opération en est aujourd’hui au stade de projet sans aucun permis de construire délivré. Un projet qui rappelons-le comprend deux immeubles de vingt-deux logements, deux maisons individuelles et un nouveau bâtiment pour le Relais Orléanais. Muriel Chéradame qui reconnaît la densité urbaine de ce secteur poursuit en expliquant : « on construit aujourd’hui autrement, en se souciant de l’environnement avec par exemple pour les deux immeubles des toitures végétalisées et des places de stationnement non imperméabilisées. »
Le quartier aura bien sa coulée verte

Elle précise également que sur les 9000 m2 de la friche, seuls 3000 seront construits. Par ailleurs, 1000 m2 boisés qui font partie de l’emprise seront préservés en front de faubourg Madeleine pour constituer la fameuse coulée verte demandée avec les deux parcs Peteau et Anjorrant. Du coup, elle
« ne comprend pas pourquoi le projet est attaqué. » Sans oublier les soixante-douze hectares de jardins qui offrent dans les quartier selon ses propres mots «
des ilots de fraîcheur .» Bref l’élue défend un projet qui
« cherche à la fois à valoriser un site à l’abandon, dans un environnement de qualité, proche du tramway. »
Les arbres de la friche auscultés de près à l’automne

Concernant la dizaine d’arbres de la friche défendus par la pétition du collectif Sanitas, Muriel Chéradame annonce que ces derniers ont déjà fait l’objet en 2007 d’une étude patrimoniale, qui indiquait déjà à l’époque des arbres dont l’état était moyen sauf pour un, en bonne santé. Ce qui n’empêchera pas une nouvelle étude à la rentrée effectuée par la SEMDO (l’aménageur du projet immobilier). L’élue signale aussi que ces arbres ne sont pas répertoriés dans « la Charte de l’arbre », créée en 2011 par le maire Serge Grouard et dont les membres du collectif demande l’application. Un collectif, précise-t-elle enfin, qui n’a pas demandé à ce jour à la rencontrer.
Sophie Deschamps