Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume en visite à Ouchamps: « Ne plus regarder tomber la pluie, mais la capter… »                    

Il n’y a pas de trains, ou plus de trains, qui passent à Ouchamps (Loir-et-Cher) depuis bien longtemps. Jusqu’à ce lundi, il n’y avait jamais eu de ministre non plus ! Et jamais autant de journalistes.

Les bovins se sont régalés en regardant défiler tout le troupeau de gens de presse et de grosses légumes, élues ou non, venues accompagner Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, en visite à la ferme des Chevenelles, en compagnie des deux régionaux de l’étape, les ministres Jacqueline Gourault (Cohésion des Territoires et Relations avec les collectivités locales) et Marc Fesneau (Relations avec le Parlement).

Une fois accueilli par le maire délégué du Controis, André Simon, le cortège déambula sur le site de l’exploitation agricole de 115 ha, dont la moitié réservée aux animaux, plus de la vigne et quelques activités propres à ce type de ferme, le tout sur le territoire  de 5 communes. Le guide des lieux, pas emprunté pour un euro, pas timide, naturel comme sait l’être un paysan du XXIème siècle, a donné, sans faillir, son ressentiment sur la situation actuelle qui pourrait être améliorée.

Jean-Philippe Vernom a bien expliqué au ministre et son peloton (le député Stéphane Baudu ; les sénateurs Jean-Marie Janssens et Jean-Paul Prince ; les présidents régional François Bonneau et départemental Nicolas Perruchot ; le président de la Chambre d’agriculture Philippe Noyau (Région) et Arnaud Bessé (41) et quelques syndicalistes…son quotidien, ses problèmes et ses attentes, ses regrets de voir disparaitre les vétérinaires des zones rurales et le trop de contraintes administratives… 

Il a salué, devant un bestiau paisible destiné à finir dans les rayons du Leclerc de Romorantin que le directeur de ce centre jouait franc jeu dans ses achats sur pied et qu’il payait au juste tarif même avec un petit supplément de 500 euros ses commandes. « On est loin des voyous des grandes surfaces dénoncés aujourd’hui dans la presse …Les éleveurs doivent gagner leur vie et vivre de leur travail. Mais, il faut en face des acheteurs honnêtes ».

La bise au syndicaliste…

Ravages de la sécheresse sur l’agriculture ©

La sécheresse, le manque d’eau, l’arrivée probable d’une aide de l’Europe en septembre prochain…n’ont pas fait recette ou scoop à Ouchamps où le ministre a répété ce qu’il avait annoncé à nos confrères du Parisien avant de venir en Loir-et-Cher, le tout ayant été largement repris médiatiquement depuis plus de 24 heures…

Comme la ferme n’avait pas été toilettée, comme le sont, des fois, certains locaux administratifs ou autres, en attente de visite ministérielle, le tas de fumier était là bien présent sur le chemin et le ministre a pu lancer face à un tas de pneus calant des bâches que «Bientôt tout cela n’aurait plus d’existence légale».

En un point-presse en plein champ, avec un tracteur en fond d’écran, (Bravo la comm. du ministère !), Didier Guillaume a conseillé de «ne pas regarder tomber l’eau du ciel quand il y a  des pluies, mais tout étudier pour pouvoir la capter, la conserver et l’utiliser en cas de canicule plus tard… » avant d’annoncer la mise en place d’une cellule de travail, en mutualisation, avec toutes les forces vives gravitant autour de l’économie agricole, pour créer une assurance adaptée aux mauvaises conditions climatiques qui risquent d’arriver sous peu sur le territoire national. «Un genre d’assurance-voiture obligatoire avec plein de garanties»…

Drômois, le ministre a évoqué, aussi, les autorisations du goutte-à-goutte dans les vignes, données dans son département, sans parler d’irrigation ou d’arrosage intensif, pour permettre à la viticulture de passer, aussi, un cap difficile.

Avant une séance de travail, à huis clos, à la Chambre d’Agriculture, le ministre a souhaité un bon anniversaire à Florent Leprêtre, président de la FDSEA41, avant de lui claquer la bise, ce qui laissa coi le syndicaliste qui reconnût que c’était la première fois qu’il embrassait un ministre…Le tout sous l’œil attentif  du préfet Yves Rousset qui découvre, de plus en plus, que ce Loir-et-Cher est, décidemment, plus sympathique que la Haute-Loire qu’il a quittée, il y a peu !

Richard ODE

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  1. La photo montrant des pieds de maïs desséchés a été légendée ainsi : “ravages de la sécheresse sur l’agriculture”, à celle-ci, j’aurais préféré cette légende, d’après moi plus juste : “ravages de la sécheresse sur les cultures gourmandes en eau”.

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