Point-presse estival,au Conseil départemental de Loir-et-Cher «pour dresser le bilan de mes deux ans de présidence (Leroy est «mort», Vive Le Roi !) et mon anniversaire» : Nicolas Perruchot se la joue cool, décontracté. Avec humour et chemise au col ouvert. Toujours D’jeune à l’aube de ses 53 ans !

Nicolas Perruchot, président du Loir-et-Cher.Photo E.R
Dans le train-train habituel de ce genre d’exercice où l’on passe en revue le bilan pour en annoncer un autre, il fallait une big new. Les 500 ans de La Renaissance, de Chambord, de Léonardo da Vinci…plus pris en otage médiatique par la Région Centre-Val de Loire que par le Département de Loir-et-Cher, même s’il y a des partenariats croisés, ont donné des idées au patron du Loir-et-Cher.
Il annonce pour le vendredi 6 septembre prochain, l’arrivée symbolique de la copie de la première pierre ayant servi de socle à ce rêve de pierre qui s’est animé au fil des ans et des siècles.
Puis, pour décembre, sans date encore calée, une grande réunion, in situ, de 500 élus d’Europe qui travailleront sur un manifeste commun pour «La Renaissance des Territoires», contre le nationalisme et pour consolider les bases d’une transition démographique pacifique, sur des piliers d’espérance et de fraternité !
Tout cela devrait faire du bruit dans le Val de Loire «et autant en profiter car nous ne serons pas là dans 500 ans…».
Goudji pour Notre-Dame de Paris
Sinon, rien de bien spécial pour le reste avec des collèges restructurés et restaurés à Saint-Laurent-Nouan, Bracieux et Neung-sur-Beuvron, premier de la série, le tout basé sur les dernières techniques en matière de développement durable et d’empreinte carbone, accompagné de sécurité et de respect des bases des territoires. Quelques regrets pour la volte-face de dernière minute du président d’Agglopolys, Christophe Degruelle, qui a refusé de sauter l’obstacle de La Patte d’Oie de Saint-Gervais-la-Forêt, dès l’ouverture du dossier.
«Il nous faut sortir de cette ambiguïté et je déplore ce désaccord de dernière minute non programmé. Cela risque de retarder aussi le second échangeur de Blois au rythme où démarrent ces études. Je prendrai mes responsabilités et le Département
aussi, quitte à y aller, seuls. Il y a urgence et l’intérêt général doit l’emporter sur l’idéologie partisane, car le tourisme et l’industrie, notamment, risquent de pâtir de tout retard». Le ton est ferme et il semble que les récents échanges quelque peu énamourés entre Agglo et Département ont du plomb dans l’aile. L’approche des municipales à Blois ?
Il y a aussi d’autres urgences pour les déviations de Contres, Chémery, Montoire, l’aménagement de l’ancien pont de chemin de fer de Vineuil avec un pont-levis
pour poids lourds, le passage du Cher à Saint-Aignan ou autour avec Beauval…, un souterrain sous le rond-point des Châteaux! RSA et travail saisonnier, sans perdre les allocations, est un dossier qui démarre bien en Loir-et-Cher où il y a d’énormes besoins en agriculture, restauration et services à la personne. Comme pour Jobs 41, le Loir-et-Cher servira de pépinière nationale…«On reviendra au 90 km/h sur certaines routes de Loir-et-Cher, mais après concertations avec les départements voisins pour harmoniser les axes routiers
qui traversent la région Centre- Val de Loire. Certaines routes resteront à 80 et d’autres, dangereuses, seront même limitées en-dessous…La sécurité est une ligne de conduite que nous voulons maintenir. Les radars embarqués donnent des premiers
signes de satisfaction…en attendant les tourelles super-vigilantes. Une vie humaine n’a pas de prix».

Une oeuvre de Goudji.
Le problème des réfugiés-mineurs n’est pas facile à résoudre tant qu’il n’y aura pas un répertoire -«j’ai horreur du mot fichier»- régional, car il a été prouvé que les demandeurs effectuent le tour des six départements sur les conseils avisés de passeurs peu
scrupuleux et bien informés, pour quérir des aides. Appelant de nouvelles têtes pour les prochaines échéances électorales «car on ne fera pas, et jamais, du neuf avec du vieux», Nicolas Perruchot laisse les électeurs libres de leurs choix, surtout en matière
de municipales se basant sur «le fait qu’il y a une logique à chaque consultation». «Pas d’argent pour Notre-Dame de Paris», annonce le président en conclusion «Mais, une œuvre signée Goudji, qui sera créée sur souscription pour rejoindre les lieux une fois remis en état, avec une copie plus petite pour le Loir-et-Cher, à Blois ou ailleurs. N’oublions pas que Goudji est le dernier grand artiste vivant en matière d’orfèvrerie au monde. Et il est Loir-et-Chérien».
Une raison de plus pour l’inviter avec ses collections à Chambord le 6 septembre ! Why Not*,
président?
Richard ODE
*Pourquoi pas ?