C’est une nouvelle vie qui s’ouvre pour le site de Quelle, en friche depuis des années au bord de la RN20 à l’entrée de Saran. Le promoteur nantais Réalités, via sa filiale Realites Hub5, vient de signer une promesse de vente avec la métropole d’Orléans pour l’acquisition de ces 7 ha pour un montant de 9,6 millions d’euros. Un prix qui permet à la métropole, acquéreur du site en 2009, de « récupérer ses billes et de ne pas perdre d’argent », a assuré le maire Olivier Carré.
Longtemps la métropole avait cherché en vain à trouver un nouvel usage pour ce bâtiment. Un appel à projet n’avait rien donné, un projet autour de la culture et du cinéma s’était révélé non viable, et la maire de Saran, Maryvonne Hautin, était presque résignée à l’idée que ce bâtiment finirait par être détruit. Au risque de faire disparaître le souvenir de ce groupe de vente par correspondance qui a marqué l’histoire économique du territoire orléanais, avec un millier de salariés au temps de sa splendeur.
Finalement, ce paquebot de béton ne sera pas démoli mais converti… en parking silo. Du moins en partie, sur plus de la moitié des 50.000 m2 de plancher, avec 800 places. Il accueillera également des bureaux et locaux d’activité ainsi qu’une trentaine de logements, au dernier étage, dont le toit sera en partie évidé pour faire des terrasses. Le reste du terrain sera loti. Environ 370 logements seront construits, des petits bâtiments collectifs, des maisons de ville, ainsi qu’une résidence senior de 104 logements. « Tous les véhicules seront stationnés dans le
parking silo, il n’y aura donc pas de parking en sous-sol ni en surface, et toutes les constructions seront en pleine terre. Ce sera un quartier apaisé avec des espaces publics piéton et des îlots de verdure qui seront conservés », a expliqué l’architecte Claire Schorter qui a travaillé sur le projet. Autre innovation annoncée, l’utilisation de matériaux biosourcés, du bois, et peut-être même de la paille.
Le démarrage des travaux n’est pas pour tout de suite, il faudra au moins un an et demi à deux ans d’études et deux à trois phases de travaux. Les premiers coups de pioche ne devraient pas être donnés avant 2022 mais tout devrait aller ensuite assez vite puisque l’achèvement est prévu pour 2025.