A chaque changement de préfet, la République et ses élus viennent saluer le représentant de l’Etat et du gouvernement dans la région. Avec Jean-Marc Falcone, cette tradition républicaine a pris un tour encore plus émouvant. En effet pour le préfet qui a partagé sa longue carrière- quarante ans au service de l’administration-c’était aussi un adieu à la préfectorale à l’aube d’une retraite bien méritée. Jean-Marc Falcone, un pied noir né à Alger en 1953, a servi tour à tour dans la police et dans la préfectorale. Il était arrivé à Orléans en août 2017, préfet de région et préfet du Loiret.

Le discours de Jean-Marc Falcone.

Le “tout ” Loiret pour le départ en retraite du préfet Falcone.
Devant le ban et l’arrière ban des élus, tous reconnaissants pour les dossiers délicats qu’il a participé à faire aboutir, le secrétaire général de la préfecture, Stéphane Brunot a égrainé le CV long comme le bras de Jean-Marc Falcone qui fut surtout en 2014, Directeur général de la police nationale. Auparavant il avait navigué, une première fois en Région Centre, directeur de cabinet du préfet du Cher à Bourges, puis dans les landes à Pointe-à Pire (sous-péfet), en 2003 il fut aussi charge de mission auprès du Premier ministre pour une mission de réflexion sur l’intelligence économique. C’est en 2010 que Jean-Marc Falcone deviendra préfet en passant par le Tarn et le cabinet du Premier ministre en mai 2012, c’était encore au temps de François Fillon, avant un creux de deux mois entre 20014 où il devient directeur de la police où il devra gérer une partie de la période des attentats.

La bise a sa directrice de cabinet, Taline Aprikian.
Tout le gratin politique et territorial du Loiret avait tenu à trinquer avec JeanMarc Falcone, François Bonneau avait abandonné un temps la session régionale, il y avait là encore, Marc Gaudet le patron du département, Olivier Carré le président de la métropole et maire d’Orléans au coude à coude avec les chefs de service préfectoraux soucieux de souhaiter bonne retraite à Jean-Marc Falcone qui a confié qu’il allait s’installer à Paris.
Quant à son successeur il n’a pas encore été désigné par le gouvernement.