L’auditorium du Musée des beaux-arts d’Orléans est comble, ce samedi après-midi, pour assister, suite à la passionnante conférence de Bruno Drewski évoquant le contexte historique du Traité de Versailles et la personnalité de Paderewski, diplomate pianiste compositeur polonais , au récital donné par la pianiste Lidia Ksiazkiewicz.
A l’invitation de
l’association orléanaise Loire Vistule commémorant en cette année 2019 l’indépendance de la Pologne, cette artiste polonaise ouvre son beau programme sur la Polonaise opus 40 n°1 de Chopin, pièce de bravoure emplie de souffle et de puissance, poursuit sur une gracieuse Valse mélancolique opus 2 de Paderewski.
Un récital empli de souffle et de virtuosité

Lidia Ksiazkiewicz
Cristalline et profonde, prenante et tourmentée est ensuite la Ballade opus 23 de Chopin, puis , du même compositeur, le Nocturne en do dièse mineur, un enchantement où le toucher plein de douceur de l’interprète est d’une aérienne légèreté.
De Paderewski, Lidia Ksiazkiewicz donnera avec bonheur un Menuet ainsi qu’une Mélodie opus 2 n°2, pièces dans lesquelles elle ne manque pas de révéler avec l’art subtil de l’expression musicale l’admiration que le diplomate compositeur éprouvait, à l’évidence, pour Chopin.
Brio et pureté renversante
De ce dernier, la pianiste polonaise donne par ailleurs la Valse en mi mineur pleine de brio, une troublante Ballade opus 2, récit d’élans et d’intériorité, puis l’Etude opus 10 n°1, œuvre d’une virtuosité haletante conjuguant la lame de fond de la main gauche et la main droite à fleur de ciel. Bref, un bouquet final magnifique pour un récital au terme duquel l’interprète donnera en rappel l’Etude opus 10 n°3, œuvre sentimentale à la pureté renversante, temps suspendu de toute beauté applaudi par un public debout.
Jean-Dominique Burtin.