Un bon millier de syndicalistes, de militants de gauche et quelques gilets jaunes n’ont pas manqué ce rendez-vous traditionnel.

Les jaunes avec les rouges
Ils étaient tous là ou presque : CGT, Unsa, Force Ouvrière, UNEF, FSU, Solidaires, Parti Communiste, Parti Socialiste et toute l’extrême gauche (France Insoumise, LO, NPA, Alternative Libertaire). Hormis la CFDT qui ne goutte plus ce genre de rendez-vous annuel toute la grande famille de la gauche syndicale et politique était rassemblée ce matin du 1er mai sur la place de Loire. Le rituel est ancien mais toujours respecté avec un bon millier de manifestants pour ce « rendez-vous unitaire et revendicatif » comme le clamait la banderole de tête de cortège.

RIC, ISF totems des gilets jaunes
Encadrée par le service d’ordre de la CGT la manif accueillait aussi des sans-papiers demandant « un toit, une école et des papiers » mais aussi quelques dizaines de gilets. Mais dans cette maigre délégation jaune on notait d’abord la présence de syndicalistes et de militants d’extrême gauche jaunis. La manifestation bigarrée a donc traîné son long cortège dans les rues d’Orléans sans aucun incident mais avec une seule cible : Emmanuel Macron dont les oreilles ont dû siffler jusqu’à l’Élysée. Les organisateurs ont manifesté leur satisfaction devant une « manifestation massive » dont quelques mots d’ordre ont fait florès dans le cortège : « nous voulons une autre répartition des richesses », « gilets rouges, gilets jaunes, sans gilets, c’est tous ensemble qu’il faut lutter », « Macron Jupiter, on ne va pas s’laisser faire » ou encore « un milliard pour Notre Dame mais pas un sou pour les salaires et l’emploi ».
Les manifestants ont promis de se retrouver l’an prochain et même bien avant dès le 9 mai pour une « manif de défense des services publics ».
J.-J.T.
