Olivier Carré, le maire d’Orléans a décidé de placer ces fêtes sous le signe de l’universalité de Jeanne d’Arc par le biais de ses ville jumelles. Une question se pose depuis dimanche: le maire de Parakou, (Bénin) Charles Toko sera t-il présent?

Autour du maire de Parakou, Charles Toko et de Martine Grivot, les acteurs du jumelage.
En effet, de graves incidents ont eu lieu à Parakou, ville jumelle d’Orléans, lors des élections
législatives dimanche dernier. Des urnes, des bureaux de vote ont été vandalisés et devant ces violences certains habitants ont du se réfugier à la mairie. Charles Toko, le maire de Parakou, qui est venu plusieurs fois en visite à Orléans, le député Rachidi Gbadamassi et le ministre Samou Séidou Adambi ont été placés sous la protection militaire depuis l’éclatement de ces actes de violence. “Pas d’élection sans l’opposition, c’était

Béatrice Odunlami, élue orléanaise et Charles Toko, le maire de Parakou.
le slogan des émeutiers”, D’ailleurs les élections à Parakou, la plus grande ville du centre du pays n’ont pu aller à leur terme. L’opposition ne prend part aux élections législatives au cours desquelles 83 députés seront élus. Empêchée d’y participer par la Commission électorale nationale autonome (Céna), l’opposition a appelé les Béninois au boycott du scrutin.
Les partis d’opposition ont demandé à leurs militants de boycotter le scrutin auquel ils n’ont pas pu présenter des candidats pour des raisons administratives. Le jour du scrutin, le gouvernement du président Patrice Talon a fait couper les réseaux sociaux dans tout le pays.
Ces trois élus dont le maire protégés par l’armée, sont-ils toujours dans les locaux de la municipalité de Parakou ? Selon Bénin Web TV, “de sources bien renseignées, certains auraient quitté le territoire communal sous escorte militaire“. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, mais il n’y aurait pas eu de victime à Parakou.