C’est sous les meilleurs auspices que se déroule la 43e édition du Printemps de Bourges, le festival qui ouvre la saison des manifestations festives, musicales et culturelles. Les allées sont copieusement garnies. Les marchands du temple et de pan bagnats sont parfaitement installés sur la place et les rampes de Séraucourt. Le taux de remplissage des salles est dans la fourchette haute. Le soleil brille. La musique adoucie les mœurs et les créations font le plein…
Un rayon de soleil et c’est tout Bourges, le Berry, la région et même la France, si, si, qui se retrouve à arpenter les travées de marchands de chichis, de ballons rouge ou de toutes les couleurs, les bars autorisés, les culs de voitures qui le sont moins, les packs de bière à pas cher, les bouteilles d’orange revisitées à la Zubrowka, et l’odeur de friture et de fraise taggada, celles qui se roulent et se fument ;
Un rayon de soleil et les concerts gratuits avaient trouvé un public de badauds, de passants qui s’arrêtent et passent au loin plus tard, de famille avec les grands qui réclament des frites et des petits qui tirent à fond les gamelles sur leur tototte. Un rayon de soleil et Bourges retrouve de la vie au pied de sa cathédrale.
Un rayon de soleil, c’est le Printemps, les oiseaux chantent, les politiques sont en visite, les batteries et les guitares aussi.

Franois bonneau a-remis 200-places aux jeunes du Secours poulaire.
Hors et en campagne
La Région Centre-Val de Loire n’est pas en reste. Partenaire du Printemps depuis de longues années, elle propose différentes animations, comme son espace du Carré d’Auron où se mêlent armure et grue de bois, et instrument de musique façon Léonard de Vinci. La région a aussi profité de l’opportunité pour inviter 200 jeunes du Secours populaire français à la Happy Friday du festival berruyer. C’est le président François Bonneau, qui a remis officiellement les places au Secours populaire, à l’Espace Région Centre-Val de Loire, RéSonances – Renaissance(S].
Un espace où est passé Raphaël Glucksmann, la tête de liste pour les élections européennes Place publique-PS, en compagnie du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure et du maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi.

Manon Aubry (LFI) a fait son premier Printemps.
Un espace où est à peine passée Manon Aubry, tête de liste de la France Insoumise pour les élections Européennes du 26 mai prochain, elle aussi en visite sur le Printemps de Bourges. Entourée par Christian Benedetti, le directeur du théâtre d’Alfortville, et de Yannick Bedin, conseiller municipal de Bourges, candidats sur la liste FI elle a découvert le PdB.
Tradition respectée du côté du PCF. A chaque PdB, les secrétaires nationaux communistes viennent se promener dans les allées du festival. Cette année Fabien Roussel a fait son tour de Printemps à la rencontre des acteurs du festival, des syndicats et des militants.
Les deux têtes de listes, et le secrétaire national, avaient au moins un point commun : le Printemps de Bourges, elles ne connaissaient seulement que de nom !
L’édition 43 n’est pas encore terminée, il reste encore des candidats à venir ? Il n’est pas certains que tous fassent un petit tour cependant. La faune, la flore, tout ça …
Cartons pleins pour la soirée de jeudi


Les machines de Léonard sont au Carré d’Auron.jpeg
Le soleil se fane. Les fans s’ensoleillent encore devant la halle au blé. L’ordre du Périph vient d’ouvrir son flow sous les verrières. R.K lui succède et c’est le tour de Gringe, de Koba Lab. La halle, habituée aux marchés du samedi matin, est prête à entrer en fusion un jeudi soir. Les minots sont là. Ils ont fait jouer la corde sensible… Les parents ont lâché l’argent de poche pour l’occase. Vald finit le travail. Les pogos ont fait valdinguer les lunettes, valdinguer les marmots, entrechoquer les épaules. Ça ne ne sent pas que le carambar ou le Mistral gagnant.
Charlie Winston grand classique
Un peu plus âgé est le public du W. Là, c’est l’étouffoir des grands soirs, le presse-foule habituel du Printemps. Hoshi se présente les yeux plus japonaiisés que jamais. Charlie Winston reste classique en costard-petit gilet alors que Zazie chapeau claque et fuseau de cuir, fête son anniversaire. Quant à Boulevard des airs, la moustache de Sylvain et les bonds sont tendus vers Bruxelle mais pas que.
Au Palais Jacques-Coeur, Sarah Mac Coy affichait complet depuis longtemps, alors qu’à l’Auditorium, on se serrait pour voir Lou Douillon. Quand aux 22 (Est et Ouest) comme d’hab, c’était le corps à corps assuré.
Pour la création de la famille Higelin, Jacques aurait aimé se retrouver avec sa marmaille d’artistes et d’amis. Et pour l’hommage, pour une fois, le PdB n’a pas trop fait attention aux horaires. Un au revoir qui valait bien le dépassement.
Fabrice Simoes