Cela étant, nous ne pouvons que craquer devant ce délicieux portrait d’Anne-Louise Felicité Riesener peint par Henri-François Riesener (1767). Ici, Mme Riesener se montre penchée sur l’écritoire dans un échange complice avec sa sœur. Cette charmante jeune femme était alors, comme le précise le cartel accompagnant l’œuvre, demoiselle d’honneur et lectrice de l’impératrice Joséphine.

Saint-Jacques à la vierge et l’enfant, de Pietro Negroni
Voici encore, sur une autre huile sur toile, signée cette fois
Aignan Thomas Desfriches (1715-1800), un moine cistercien lisant devant les ruines de l’abbaye de Micy. Voici encore le livre que tend Saint-Jacques à la vierge et l’enfant dans le tableau de Pietro Negroni du XVIe siècle, ou ce jeune chantre de Michel Gobin (1650-1713) lisant à la lueur d’une chandelle.
A voir aussi ce portrait de Charles-François Tassaint, seigneur de Charsonville, par
Jean-Baptiste Perronneau (1715-1783). Tel est ce qu’en dit le cartel:
“La plume, l’encrier, la feuille manuscrite rappellent son activité de commerçant. Tassin tient également un feuillet manuscrit qui contient un message politique et économique dans lequel il invite à rendre aux acteurs du commerce la place qui leur est due dans l’état”.

Le livre que tient le Saint Thomas, de Velasquez
Incontournables sont aussi ce
“Jeune chinois lettré écrivant au pinceau” de Théodore Didier Delamarre (1824-1883), le Saint-Mathieu aux écritures de Jean Senelle (1605-1671), ou
ce Saint Thomas de Velasquez (1599-1660) qui tient un livre comme un symbole de son rôle de prédicateur.
Si l’on peut être saisi , entre autres, par la main décharnée de Saint-Jérôme entendant les trompettes du jugement dernier par Michel Corneille le Jeune (1642-1708), on aimera cette jolie ronde de terres cuites proposée par le musée orléanais, bustes signés par Jean-Antoine Houdon (1748-1828). Voici que semblent ainsi converser Jean de La Fontaine, Jean-Jacques Rousseau,
François-Marie Arouet dit Voltaire, Jean-Baptiste Poquelin dit Molière.
Au Musées des Beaux-Arts d’Orléans, à la croisée de tous les arts, s’élèvent ainsi silencieusement des paroles hautes en âme et en couleurs.
Jean-Dominique Burtin.