Plumes au pinceau au musée des Beaux-Arts d’Orléans

Au Musée des Beaux-Arts d’Orléans, régulièrement mis en valeur et scientifiquement comme sensiblement mis en espace, on ne compte plus ses coups de cœur. Dans les différentes approches que l’on peut avoir des collections comprenant  l’évocation des nus, des paysages, des palettes, des portraits ou des évocations de la musique,   peut aussi se glisser celle de l’écriture via la plume, le livre et autres accessoires. Impossible d’être exhaustif tant la présence des livres et des feuillets abondent, d’autant qu’Olivia Voisin, directrice des Musées d’Orléans, a probablement plus d’un caractère dans son sac qu’elle fera peut-être jaillir, au moment choisi,  des trésors des réserves du musée orléanais.

Anne Louise Felicité Riesener  peint par Henri-François Riesener  (détail)


“Voici la plume, l’encre, la feuille manuscrite…”

Cela étant, nous ne pouvons que craquer  devant ce délicieux portrait d’Anne-Louise Felicité Riesener  peint par Henri-François Riesener (1767). Ici, Mme Riesener se montre penchée sur l’écritoire dans un échange complice avec sa sœur.  Cette  charmante jeune femme était alors, comme le précise le cartel accompagnant l’œuvre, demoiselle d’honneur et lectrice de l’impératrice Joséphine.

Saint-Jacques à la vierge et l’enfant, de Pietro Negroni

Voici encore, sur une autre huile sur toile, signée cette fois Aignan Thomas Desfriches (1715-1800), un moine cistercien lisant devant les ruines de l’abbaye de Micy. Voici encore le livre que tend Saint-Jacques  à la vierge et l’enfant dans le tableau de Pietro Negroni du XVIe siècle, ou ce jeune chantre de Michel Gobin (1650-1713) lisant à la lueur d’une chandelle.
A voir aussi ce portrait de Charles-François  Tassaint, seigneur de Charsonville,  par Jean-Baptiste Perronneau (1715-1783). Tel est ce qu’en dit le cartel:  “La plume, l’encrier, la feuille manuscrite rappellent son activité de commerçant. Tassin tient également un feuillet manuscrit qui contient un message politique et économique dans lequel il invite à rendre aux acteurs du commerce la place qui leur est due dans l’état”.

Le livre que tient le Saint Thomas, de Velasquez

Incontournables sont aussi ce “Jeune chinois lettré écrivant au pinceau” de Théodore Didier Delamarre (1824-1883), le Saint-Mathieu aux écritures de Jean Senelle (1605-1671), ou ce Saint Thomas de Velasquez (1599-1660) qui tient un livre comme un symbole de son rôle de prédicateur.
Si l’on peut être saisi , entre autres,  par la main décharnée de Saint-Jérôme  entendant les trompettes du jugement dernier par Michel Corneille le Jeune (1642-1708), on aimera cette jolie ronde de terres cuites proposée par le musée orléanais, bustes signés par Jean-Antoine Houdon (1748-1828).  Voici que semblent ainsi converser  Jean de La Fontaine,  Jean-Jacques Rousseau,  François-Marie Arouet dit Voltaire,  Jean-Baptiste Poquelin dit Molière.
Au Musées des Beaux-Arts d’Orléans, à la croisée de tous les arts, s’élèvent ainsi silencieusement des paroles hautes en âme et en couleurs.
Jean-Dominique Burtin.

Musée des Beaux-Arts d’Orléans,
1, rue Fernand Rabier, Orléans.
Ouverture du mardi au samedi, de 10 heures à 18 heures.

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