La chaleur n’a pas arrêté les amoureux de musique venus encore nombreux à Cheverny pour la 3e journée du festival Jazzin.

– Le Zygos brass band
Samedi 30 juin, sous un soleil de plomb et une chaleur quasi-caniculaire, les groupes se sont succédé sur la scène de l’église avec du jazz, de la chanson française, du swing… Ainsi dès midi, dans un style très fanfare de rue, le Zygos brass band a lancé les hostilités musicales par une déambulation particulièrement festive et avec une bonne dose d’improvisation. Cette joyeuse parade fut reprise dans l’après-midi et en soirée, rendant ainsi hommage aux carnavals et aux parades de la Nouvelle-Orléans.
Puis le duo Hoop, composé d’un joueur de cor et d’un guitariste ont fait partager leur attachement au jazz américain du milieu du XXème siècle. Ensuite le Marc Bouillot quartet a joué une musique teintée de musique de chambre à la composition soignée et aux riches improvisations.
Vive la chanson française

Laura, la chanteuse du groupe Mistygriz
Sous un soleil toujours éblouissant, l’ensemble jazzy, vintage et souriant Mistygriz a enchanté les spectateurs à la recherche de la plus petite ombre.
Le groupe a enchainé un répertoire de chansons françaises des années 50 et 60, avec de belles improvisations d’Eric à la guitare, de Véronique au piano et à l’accordéon et de Loïc à la batterie. Ainsi la belle voix puissante de Laura a réinterprété des nombreux airs bien connus, repris aussi par le public, avec plusieurs hommages à Jeanne Moreau, Jacques Higelin ou Brassens.
Une foule nombreuse pour une soirée remarquable

Sylvain Rifflet et son saxophone
Comme la veille, les spectateurs se sont ensuite dirigés vers la scène du château pour une soirée très attendue. Ainsi, plus de 4000 personnes ont assisté aux concerts de Sylvain Rifflet d’abord, puis Mélody Gardot. En première partie, le saxophoniste Sylvain Rifflet était accompagné d’un fantastique orchestre classique de musiciens issus du Loir-et-Cher, composé en particulier de cordes, d’un vibraphone et d’une batterie, le tout dirigé par un vrai chef d’orchestre.
Cette œuvre originale composé par Sylvain Rifflet lui-même sauf un morceau, est une sorte de symphonie moderne, avec une jolie performance de jazz contemporain, tout en gardant des sonorités classiques, presque légères.
Une diva sur scène

Mélody Gardot et ses lunettes noires
Enfin, l’énigmatique Mélody Gardot avec ses lunettes noires a fait son show. Accompagnée par ses musiciens habituels, un guitariste, un batteur et un contrebassiste, elle avait aussi recruté un talentueux quatuor de cordes. L’artiste américaine qui vit à Paris dont elle parle avec tendresse, s’accompagne aussi bien au piano qu’à la guitare.
Elle a du talent, c’est incontestable, mais elle se la joue aussi diva, reprenant ses musiciens si besoin. Mais les spectateurs n’ont pas cessé d’être sous le charme de celle qui chante l’amour de sa voix de velours pleine de mélancolie.
La soirée s’est poursuivie tard dans la nuit aux sons des musiques cubaines du groupe Guarijo, dans un répertoire traditionnel. Cet ensemble composé de six musiciens a fait danser le public encore très présent à cette heure tardive de la nuit.
EVE
http://jazzin-cheverny.com/jazzin_2014/