Neuf candidats dans la première circonscription du Cher soit un de moins que dans la deuxième et trois de moins que dans la troisième. Normal et somme toute logique, dans la première on ne retrouve pas de candidat du PCF face à la France Insoumise et surtout pas de candidats indépendants ou sans étiquette. Dans la deuxième le nombre est aussi réduit en raison de l’absence de candidats France insoumise et UDI, des accords départementaux totalement assumés Au total ce sont donc trente-et un candidats qui seront en lice pour le premier tour de ces législatives 2017.

Situation délicate pour la Droite classique dans la première circonscription
Sylvie Cerveau (LO) , habituée des échéances électorales, cette employée de la sécurité sociale retraitée est depuis de nombreuses années sur le pont pour mettre en avant « le point de vue des travailleurs ».
Wladimir d’Ormesson (LR), après des études littéraires, l’École normale supérieure et l’ENA, le jeune candidat des Républicains est devenu magistrat administratif en 2007. Il a été adoubé par le député-sortant Yves Fromion.
Laurent Sorcelle (UDI), berruyer d’origine, il a mené sa carrière dans le milieu de l’audiovisuel. Tour à tour chroniqueur, producteur, ou conseiller en communication, il connaît bien les médias et va venir chasser sur des terres où la droite est habituellement majoritaire.
Céline Bézoui (PS) est conseillère municipale, dans l’opposition, à Bourges. Elle est conseillère sociale, à l’OPH du Cher. Il lui sera difficile de combler un déficit de voix qui s’est encore agrandi lors des dernières présidentielles.
François Cormier-Bouligeon (LRM). L’ex-chef adjoint du cabinet du ministre de l’Economie Emmanuel Macron, avait été nommé Conseiller au développement économique et à l’engagement, auprès du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner. Il peut profiter d’une possible vague dans la suite de l’élection de son ancien patron à l’Elysée.
Jean-René Coueille (FN), est conseiller régional et Secrétaire Départemental FN pour le Cher. Dans une circonscription où le parti extrémiste a réalisé un bon score, ne pas bouger, ne rien rien faire semble un excellent argument de campagne.
Françoise Pouzet (EELV), membre du conseil régional des Verts, aura une tâche très délicate, celle de faire entendre sa voix dans une zone solognote et sancerroise pas nécessairement favorable à son écoute.
Frédéric Renard (LFI), est le porte-parole du mouvement dans le département. Il a défendu la ligne de Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour … Point qui joue en sa faveur, le retrait de la candidature de Marie-Christine Baudouin (PCF). UN accord, ou pas, qui peut faire fructifier les 19 % de Mélenchonistes.
Romain Guillaume (UPR), est un Berruyer concepteur-Graphiste, Infographiste-Webmaster, Intégrateur. Il porte les couleurs de l’Union Populaire Républicaine de François Asselineau, l’homme du Frexit.
Les Sans étiquette peuvent faire la différence dans la deuxième circonscription
Sophie Bertrand (LR), est vice-présidente du conseil départemental chargée de l’enfance et de la famille. Elle est aussi maire-adjointe à Quinçy et travaille dans un cabinet médical. A l’inverse des deux autres circonscriptions, la candidate LR a reçu le soutien de l’UDI. Du coup, Jean-Pierre Pineau (UDI) n’a pas donné suite à sa candidature initiale.
Agnès Sinsoulier-Bigot (PS), la vice-présidente du conseil régional chargée de la culture a, dès son début de campagne souhaité préciser que : « Je mènerai ma candidature à son terme, en dehors de tout accord d’appareils ». Histoire de rappeler que sa non-présence au deuxième tour des législatives de 2012 était désormais un simple souvenir et que cela ne se reproduirait pas en 2017.
Nicolas Sansu (PCF), député-maire sortant de Vierzon. En campagne à pied, et à vélo, et plus de 500 bornes parcourus à la force des jarrets avant le début du printemps, il a annoncé son choix et laissera, en cas de continuité au palais Bourbon, sa place sous les ors municipaux.
Nadia Essayan (LRM), est conseillère municipale d’opposition, à Vierzon, et la représentante du Modem local. Parité et accord national oblige, elle sera la candidate pour la majorité présidentielle.
Martine Raimbault (FN), l’ex-déléguée CGT chez EDF, conseillère régionale et conseillère municipale à Vierzon, attend son heure. Pas un mot, pas un tract. Le FN a réalisé un excellent score dans la deuxième circonscription en restant le plus muet possible.
Marie-Françoise Petit (EELV), est toute nouvelle dans l’échiquier politique de la deuxième circo. Elle est inconnue du grand public comme de ses adversaires.
Charly Perragin (SE), élu local de Charost, est candidat sans étiquette et veut incarner «le vrai changement » pour des « jeunes au parlement ». Il se dit Macron-compatible avec la loi travail entre autres.
Richard Carton (SE), est Vice-président de la Chambre des métiers, président de la Confédération des artisans et des petites entreprises de l’artisanat, et est responsable d’une entreprise générale de bâtiment, à Méreau. Première apparition dans le landerneau politique du Cher.
Régis Robin (LO), enseignant, encore et toujours là, la casquette vissée sur le crâne, les idées du parti mené par Nathalie Arthaud chevillées aux corps et dans la tête. Vierzon, la ville qui était ouvrière reste sa tête de pont.
Carole Sicot (UPR), jeune trentenaire est une petite nouvelle dans le panel politique départemental.
Une troisième circonscription compliquée
Louis Cosyns (LR), est maire de Dun-sur-Auron et a déjà été élu député du Cher en 2002 et 2007. Il est par ailleurs actuellement conseiller régional. Investit par Les républicains, il va tenter de reprendre au Parti Socialiste un mandat lâché en 2012.
Olivier Béatrix (UDI), maire de Germigny-l’Exempt, directeur juridique de Gaz réseau Distribution de France, a reçu l’accord de Pascal Blanc, le maire de Bourges et patron de l’UDI du Cher pour partir face à Louis Cosyns et Yann Galut.
Yann Galut (PS), député sortant, et déjà élu député en 1997, est un ancien conseiller général devenu conseiller départemental. Il va tenter, dans un contexte délicat, d’éviter l’alternance bi-polaire des quatre dernières élections législatives sur le saint-amandois.
Magalie Bessard (PCF), conseillère municipale de Bourges du groupe Bourges Ensemble, veut être « une députée de combat » pour un véritable « 3è tour des présidentielles ».
Loïc Kervran (LRM), le référent départemental d’En Marche a bien mérité de son engagement et son activité auprès d’Emmanuel Macron. Qu’il se retrouve tête d’affiche dans cette circonscription est assez logique.
Jordan Le Goïc (FN), s’avoue autodidacte et féru d’informatique. Il représente la force jeune du parti d’extrême Droite et regrette de n’avoir pu servir son pays à travers un engagement civique et militaire.
Catherine Menguy (EELV), chef de service éducatif, malgré son appel à voter Benoît Hamon lors des présidentielles, elle sera une épine dans le pied du député sortant.
Jean-Marc Riffet (LFI), unique candidat déclaré par le mouvement, son investiture n’a pas fait de difficulté, ni de vague. Seul problème, et de taille, pas d’accord avec le PCF. Du coup le butinage des uns sur les fleurs des autres se fera probablement au détriment des deux.
Samuel Vaisson (indépendant), aide-soignant à l’hôpital de Saint-Amand-Montrond, est actif dans les mouvements associatifs. Pour sa campagne il a fait appel à un financement participatif…
Alain Rodric (UPR), menait la section du Cher lors des élections régionales de 2015. Il prône une sortie de l’Europe, de l’Euro et de l’OTAN.
Eric Bellet (LO), ouvrier chez Michelin, est un inamovible défenseur du monde du travail, de l’anti-capitalisme et de la ruralité particulièrement dans le département où il était déjà candidat lors des régionales.
Eric Thévenin (DLF), chef de file de Debout la France, en 2015, dans l’Indre, pour les élections régionales, et ancien propriétaire d’un centre équestre, il franchit la limite départementale dans un secteur où les idées de son parti peuvent avoir une certaine résonance.
Fabrice Simoès.