Alors que les derniers soubresauts de l’élection présidentielles devraient secouer le monde politique en début de semaine prochaine avec la présentation du premier gouvernement du président Macron, de nombreux noms sont déjà sortis du chapeau des investitures des différents courants politiques du moment dans le Cher.

La République en marche joue sur les visages multiples
Très officiellement on a pu prendre connaissance des noms des investis dans le Cher, pour 450 candidats annoncés sur 577 au niveau national, par le mouvement La République en marche du désormais Président de la République Emmanuel Macron. Dans la 3e circonscription : une tête d’affiche avec François Cormier-Baligeon, ancien assistant parlementaire du député de la Nièvre Gaëtan Gorce, ancien directeur de cabinet du maire de Cosne-sur-Loire Alain Dherbier, et, jusqu’à la fin de la semaine, conseiller économique du ministre des Sports Patrick Kanner. Une personnalité locale, pour une question de parité et d’accord avec le parti de François Bayrou, la conseillère municipale d’opposition de Vierzon encartée au MoDem, Nadya Essayan dans la 2e circonscription ; et enfin, un de ceux qui a lancé-porté-bougé le mouvement dans le département berrichon, le référent départemental Loïc Kervran, pour la circonscription berruyère, la 1ere. C’est là que le président nouvellement élu à réalisé ses meilleurs scores aux premier et deuxième tours des présidentielles. Un mode de désignation qu’il va être intéressant à comparer avec d’autres départements…
La Droite républicaine en ordre dispersé… ou presque
Du côté de la Droite classique, on aura aussi du connu et du moins connu mais aussi bien des incertitudes. On ne sait toujours pas si, définitivement, on retrouvera des candidats UDI dans les trois circonscriptions du Cher. Pour le moment, chacun campe sur ses positions et le matériel de campagne est déjà sorti des imprimeries… Si Sophie Bertrand, conseillère départementale chargée de l’Enfance et de la famille, a reçu le soutien de tout le monde pour être candidate sur le secteur de Vierzon (2e), les autres candidats LR ne sont pas forcément logé à la même enseigne. Pour le moment, sur le papier, et avant la clôture des candidatures le 19 mai prochain, Louis Cosyns, ancien député du Saint-Amandois, finalement réintégré dans la maison LR après quelques mois de dissidence, devrait, par exemple, se retrouver avec l’UDI Olivier Béatrix, dans ses pattes dans cette 3e circonscription. Même problème pour Wladimir D’Ormesson, qui devra compter avec un autre UDI, le chroniqueur, écrivain, Laurent Sorcelle. Le partage des voix n’est jamais
Accord partiel pour le Parti Communiste et la France Insoumise
Un temps il était question, pour les trois circonscriptions, de deux candidats sous les couleurs du Parti Communiste et d’un sous le logo de La France Insoumise. Un temps seulement. La démarche n’a pas été jusqu’à déboucher sur un accord global mais seulement partiel. Du coup, dans la 1ère et la 3e circonscription, Bourges et Saint-Amand, vont s’affronter quatre candidats de la gauche de la Gauche avec respectivement Marie-Christine Baudouin et Magali Bessard sous l’étiquette PCF et Fréderic Renard et Jean-Marc Riffet sous le label France Insoumise. Seul Nicolas Sansu, le député communiste sortant de la deuxième circonscription, maire de Vierzon, aura le champ libre pour capitaliser sur les quelques 20 % réalisé par J-L Mélenchon lors du premier tour de l’élection présidentielle. Pour les autres la dispersion devrait être rédhibitoire.
Yann Galut pour sauver les meubles des Socialistes du Cher ?
Pour les Socialites du Cher la situation est grave mais pas désespérée. Enfin, c’est ce que l’on aimerait croire tant la déconfiture présidentielle a marqué les esprits. Un candidat(e) officiel pour chaque circonscription mais, au final, une campagne qui s’annonce d’ores et déjà délicate pour tous. Céline Bezoui, conseillère municipale de Bourges, pour la 1ère, Agnès Sinsoulier-Bigot, sur la 2e et Yann Galut, sur la 3e, tel seront les représentants socialistes. Pour les deux premières la tâche va être très délicate. Entre la jeunesse de l’une dans une circonscription où, hors Bourges, la moyenne d’age de l’électorat est assez élevé, et le raté de la dernière législative pour l’autre, à la suite d’un accord Agnès Sinsoulier avait renoncé à être présente au deuxième tour, les opportunités ne vont pas être facile à trouver. Quand à Yann Galut, le député sortant de la 3e circonscription, son activité médiatique peut avoir une influence dans les isoloirs.
FN, LO et tous les autres
À l’Extrême droite, fort des résultats obtenus dans les campagnes, il y a fort à parier que chaque circonscription aura son candidat. De même pour Lutte Ouvrière qui a toujours été très présent sur le Berry. On aura, là c’est une certitude, un candidat sans étiquette, Richard Carton, dans le 2e. Voilà qui devrait, en toute logique, donner un choix très large avec huit, voir neuf candidats sur chacune des circonscriptions dans le Cher. Et il reste encore une semaine avant la fermeture des guichets.
Fabrice Simoes.