Emmanuel Constantin, délégué d’Emmanuel Macron pour le Loiret:
“65,1%, c’est une belle dynamique qui concrétise notre dynamique de rassemblement depuis le début. C’est une confirmation… Oui le débat a du jouer parce que Marine Le Pen a fait subir une défaite à notre démocratie et à 16 millions de Français qui ont regardé le débat.”
Le Front républicain s’est-il plus traduit dans les urnes que dans la rue contrairement à 2002? “Nous avons changé d’époque. Emmanuel Macron est un candidat nouveau.”
Quel impact sur les législatives? “Cela le rend plus légitime, après les critiques qui ont pu se faire jour après le premier tour. Nous allons investir six candidats dans le Loiret, un par circonscription. Vous allez être surpris par la qualité des candidats que nous donnerons la semaine prochaine. Nos candidats aurons l’investiture En Marche et majorité présidentielle”.
En Marche espère t-il des élus dans le Loiret? “Oui nous pouvons espérer trois voire quatre élus. D’abord la première où le résultat du premier tour nous est le plus favorable. Puis la deuxième et la sixième.”

L’équipe d’Emmanuel Macron à 20h à la préfecture de région.
Michel Chassier (FN 41) secrétaire départemental du FN, conseiller municipal de Blois, conseiller régional et candidat aux législatives dans la 1ère circonscription de Loir-et-Cher :

Michel Chassier (FN).
« On en reprend pour 5 ans… Ce n’est pas une surprise, mais on espérait faire un peu mieux. La deuxième semaine de campagne c’était un matraquage contre notre parti. 100 % des médias soutenait le même candidat ». L’effet débat de mercredi dernier n’a-t-il pas un peu joué en la défaveur de Marine Le Pen ?
« Elle a peut-être trop parlé à son électorat, elle aurait du plus élargir. Mais sur le fond elle avait raison. Emmanuel Macron ment avec un tel aplomb ! C’est un peu normal pour un banquier d’affaires. Sur SFR, sur les retraites : elle avait raison. Pour les législatives, ça va se jouer par circonscription. On a des chances de constituer un groupe assez fort pour l’Assemblée nationale. Il va y avoir des répartitions de voix à moins qu’Emmanuel Macron ne recycle des candidats déjà existants.
Des adhérents d’En Marche risque d’être rapidement déçus quand il vont voir ça… Mais on sera réellement la seule force d’opposition ».
Christine Jagueneau, référente En Marche ! dans le Loir-et-Cher :
« 65 %, c’était l’objectif, pour obtenir une marge suffisante. En 1974, VGE voulait rassembler deux Français sur trois. Aujourd’hui, Emmanuel Macron avait un programme de rassemblement, et une opposition forte au bipartisme. Il montre un rejet fort des idées de replis ».
Aurait-elle imaginé ça il y a un an ? « Clairement, non. Il y a un alignement des planètes au-delà de nos espérances. Les primaires de la droite et de la gauche ont montré des programmes finalement très extrémistes, la seule offre de rassemblement c’était Emmanuel Macron ». Quel avenir pour vous ? « Je suis la référente du mouvement En Marche dans le Loir-et-Cher. Je n’ai aucune ambition personnelle et j’ai 5 ans pour structurer. Je suis au service d’un homme et d’un projet. Il y a 1000 adhérents en Loir-et-Cher, et du grain à moudre ».
Stéphane Fautrat (LR), candidat aux législatives sur la 6e circonscription du Loiret

Les résultats à la mairie d’Orléans. @ Marie Line Bonneau
Je suis content, l’élection d’Emmanuel macron est nette. Pour le reste on constate qu’il n’y a pas de passerelle entre LR et le FN. Ce sont bien mes convictions. Les partis se sont perdus dans des guerres intestines et on voit que les partis classique n’existent plus. Aux législatives, je vais continuer à tracer mon sillon. A l’assemblée, la droite peut constituer un bloc majoritaire.
Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret

Dialogue droite gauche en mairie d’Orléans, Niamey Diabira, Michel Ricoud. cl Marie Line Bonneau
Je félicite Emmanuel Macron pour sabelle victoire qui témoigne d’une volonté de renouveau de la vie politique. Il faut maintenant construire une majorité large, cohérente et progressiste.La gauche de gouvernement en laquelle je crois doit y apporter sa contribution.
Maurice Leroy, président du conseil départemental du Loir et Cher et député UDI
En plaçant largement en tête emmanuel Macron, le Loir et Cher prouve une nouvelle fois sont attachement profond aux valeurs de la République. La présence du Front national au second tour de l’élection présidentielle pour la seconde fois après 2002 est un ultime avertissement de la part de beaucoup de Français.
Le nouveau Président de la République doit entendre ce message de colère et y répondre désormais. Le Président Emmanuel Macron a maintenant une responsabilité historique. Les cinq ans à venir sont d’une importance CAPITALE pour l’avenir de la France et de l’Europe.
Marc Gricourt, Maire de Blois, 1er Vice-président de la Région Centre – Val de Loire
Emmanuel MACRON est élu 8e président de la Ve République. Je le félicite de cette victoire qui est d’abord celle de la République contre les tenants d’une politique extrême dont les valeurs lui sont contraires. C’est un soulagement certes mais même si le score est sans appel avec plus de 65 % des voix, nous sommes bien loin du front républicain qui avait permis à Jacques CHIRAC de l’emporter avec plus de 80 %. A Blois, le score final est de 74,66 % en faveur d’Emmanuel MACRON, le Front national est largement derrière et c’est une bonne nouvelle pour notre ville.
On le voit, l’attachement à la République ne suffit plus et le score du Front National même défait reste inquiétant avec plus de 11 millions de Français qui ont fait ce choix et un premier tour qui a fracturé le pays. La responsabilité du nouveau président de la République est immense. Les erreurs commises en 2002 et depuis ne doivent plus l’être. Il lui appartient de tenir compte du fait qu’il lui sera impossible de savoir combien, au-delà de son score du premier tour, son résultat de ce soir est un vote d’adhésion ou un vote de rejet du Front national.
Sa responsabilité est grande après qu’il aura dit, durant toute cette campagne, son intention de rassembler les Français. Il pense pouvoir le faire au-delà des différences, au-delà des clivages. A cette heure, je lui souhaite d’y parvenir mais rappelle d’ores et déjà que le libéralisme économique à tout crin ne se marie guère avec le désir de justice sociale dont ont besoin les Français.(…) Dans ce contexte, c’est avec des femmes et des hommes qui connaissent leur terrain, les habitants, leur circonscription, leurs atouts comme leurs faiblesses, qui ont des valeurs fortes, intangibles mais qui n’empêchent pas de reconnaître les avancées, quand elles existent, que doivent se mener ces élections législatives. A Blois, c’est naturellement Denys Robiliard qui correspond en tous points à ces valeurs. Il a démontré son engagement de parlementaire et sa capacité à œuvrer dans l’intérêt général dans la recherche du compromis. Son travail en tant que rapporteur d’une partie de la Loi dite Macron portée par l’ancien ministre de l’Économie en témoigne. Son travail depuis cinq ans, à l’Assemblée Nationale et dans la 1e circonscription de Loir-et-Cher, lui est reconnu à juste titre. Dans les prochains jours, j’interpellerai directement le nouveau Chef de l’État afin de lui exprimer les attentes, les inquiétudes et la détermination du maire de Blois pour l’avenir. Ce soir, le pire est évité. La semonce est néanmoins plus forte encore. Les Français laissent encore une chance à leur République, à la démocratie. Il appartient à chacun de la saisir et enfin de construire les conditions d’un futur désirable.
Guillaume Peltier (LR), maire de Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher), candidat aux législatives sur la deuxième circonscription
Les Français ont fait leur choix et c’est donc Emmanuel Macron qui est notre nouveau président de la République. Je tiens à lui adresser mes félicitations républicaines, malgré les désaccords importants que j’ai avec le projet politique qui est le sien, comme la hausse de la CSG qu’il prévoit et qui va toucher très durement les retraités notamment. Je souhaite, pour l’intérêt de la France et des Français, qu’il réussisse. Je veux dire à tous les électeurs qui l’ont choisi que le besoin de renouvellement du monde politique est immense et que la France a besoin de nouveaux visages et d’une nouvelle politique. C’est le sens aussi de ma candidature aux élections législatives.
Je veux également souligner l’abstention record depuis 1969 qui, ajoutée aux votes blancs et nuls, ne peut masquer la déception de l’offre électorale de ce second tour.
L’échec de Marine Le Pen, au niveau national, ne doit pas cacher les questions qui préoccupent nos concitoyens, notamment dans le monde rural. Je veux dire, ce soir, à tous ceux qui ont voté Marine Le Pen, voté blanc ou qui se sont abstenus, que j’apporterai une réponse politique à leur colère et leur exaspération. J’ai rencontré des milliers de Loir-et-Chériens au cours des derniers mois. J’entends la colère qui gronde, l’exaspération contre les impôts toujours plus lourds, l’insécurité, le chômage ou les angoisses face aux menaces terroristes. Il me paraît indispensable d’être en mesure d’apporter des réponses crédibles, efficaces et pragmatiques. C’est tout le sens aussi de ma candidature aux élections législatives car je refuse la fatalité et le déclin.
Ensemble, unis, nous pouvons et nous devons relever la France et préparer l’avenir du Loir-et-Cher. J’invite tous les Loir-et-Chériens à se mobiliser pour les élections législatives dès le 11 juin prochain.