Même si le nom du président de la République ne sera connu que le 7 mai, les états-majors qu’il soient partis politiques ou “mouvements”, ont déjà en tête les législatives. Les électeurs aussi.
Clairement les trois sortants Les Républicains de la 3 ème circonscription (Claude de Ganay), de la 4 ème (Jean-Pierre Door) et de la cinquième (Marianne Dubois) sont en butte aux mauvais scores de François Fillon (21,20 et 19%) et à la performance attendue mais toujours inquiétante pour eux de Marine Le Pen (26,9, 30 et 28,3%).
Sur la sixième circonscription, la seul détenue par le PS, Valérie Corre qui avait soutenu Vincent Peillon à la primaire avant de rallier Benoit Hamon par “loyauté”, ne peut que constater le naufrage du candidat PS à 6,7%; Bénéficiera t-elle d’une “investiture” du camp Macron comme le suggère Olivier Frézot? Que feront les Mélenchonistes? Comment se terminera la “primaire” entre Alexandrine Leclerc (UDI) et Stéphane Fautrat (LR)? La recomposition du paysage est en marche…forcée.
Sur la deuxième circonscription, Emmanuel Constantin le délégué de Macron sera t-il candidat , hypothèse probable, et si c’est le cas affrontera t-il Jean-Philippe Grand (soutenu par EELV et le PS), ou un ticket peut-il résoudre ce dilemme? Si les gauches et le centre ne parviennent pas à un accord, le sortant Serge Grouard (LR) dont le candidat François Fillon avec 21% est presque à égalité avec Marine Le Pen (20,9%), peut-il s’en sortir au second tour contre un candidat du FN?
Première: tout est possible
Enfin, sur la première circonscription, les rapports de force de ce premier tour ne permettent pas de se faire une idée claire dans la mesure où le sortant Olivier Carré (LR), maire d’Orléans et futur président de la métropole, ne se représente pas. François Fillon y est distancé de plus de cinq points par Emmanuel Macron, un score qui ne manque pas d’inquiéter Charles-Eric Lemaignen (LR) dont “l’échange” avec Olivier Carré n’est pas du goût de tout le monde à droite. D’autant que Michel Ricoud (PC) pourrait être le “mélenchoniste” (16,6% dimanche), avec un Olivier Jouin en embuscade dans une circonscription longtemps à gauche. Mais là encore la grande inconnue demeure le candidat d’En Marche qui pourrait surfer sur la vague en cas d’élection d’Emmanuel Macron le 7 Mai.
Ch.B
Originally posted 2017-04-24 19:12:50. Republished by Blog Post Promoter