En aout 2016, on pouvait lire dans les colonnes de Magcentre, cet article prémonitoire qui retrouve soudain toute son actualité après le forfait du petit prince George d’être l’invité d’honneur des Fêtes de Jeanne d’Arc. Olivier Carré, le maire d’Orléans, initiateur de la chevauchée, jusqu’à aujourd’hui victorieuse, d’Emmanuel Macron n’a toujours pas révélé le nom de cet invité d’honneur, et l’on remarquera que la date du défilé de commémoration a été exceptionnellement reculé au 14 mai, sans doute pour faciliter la venue de celui qui pourrait achever ainsi sa longue marche au pied de la cathédrale d’Orléans ?

Emmanuel Macron et Olivier Carré avec la Jeanne 2016.
Voilà en tout cas un curieux événement qui renversant l’histoire, ferait de l’invité d’honneur des Fêtes de Jeanne d’Arc, l’héritier désigné du trône, événement qui ne manquerait pas de contribuer à la notoriété d’Orléans.
Macron et Jeanne bis repetita ?
Après deux années passées au ministère de l’Économie et des Finances et une loi destinée à “libérer la croissance”, dont les résultats ne sont encore guère probants (un expert estimait l’incidence de cette loi à un demi dixième de pourcent, soit 0,05%, de gain de croissance), Emmanuel Macron a donc décidé de démissionner du gouvernement avec l’évidente ambition de s’inscrire dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017.
Il n’a pas échappé aux Orléanais qui eurent la primeur de la première apparition publique et populaire du sémillant ministre que ce dernier prit un plaisir non dissimulé au bain de foule, derrière le cheval de Jeanne, que lui offrit fort opportunément le maire, Olivier Carré. Quelques semaines après le lancement de son mouvement “En marche”, cette première (et fort longue) randonnée dans les rues d’Orléans, où il fut acclamé presque autant que notre héroïne, a sans doute laissé un souvenir impérissable à un jeune ministre plus habitué jusque là, à l’ambiance feutrée de la banque.
Alors, pourquoi ne pas imaginer notre candidat non-déclaré rêvant d’un destin national qui lui offrirait l’occasion de renouveler cette sensation euphorique : défiler à nouveau derrière Jeanne… Car, après tout, chacun sait que le nouveau président élu est, par tradition, l’invité des Fêtes johanniques qui suivent son élection : l’élection présidentielle 2017 ayant lieu le 7 mai, le nouvel élu des Français pourrait donc défiler dès le 8 mai…
Voilà une belle ambition qui s’inscrit sublimement dans la tradition historique !
Gérard Poitou