Alors que le premier tour de la Présidentielle s’annonce de plus en plus indécis, les candidatures aux législatives se multiplient. Avec les inévitables hiatus entre “frères amis”.

Marianne Dubois (LR) députée du Loiret.
A droite sur la quatrième circonscription, Jean-Pierre Door (LR), vient de confirmer qu’il briguera un quatrième mandat depuis son fief de Montargis. S’il est réélu député, malgré la menace sérieuse du FN, il abandonnera pour cause de cumul, son mandat de maire. Son suppléant sera Frédéric Néraud, l’un des vice-présidents du Conseil départemental.
Marianne Dubois y retourne
De son côté Marianne Dubois, autre sortante LR, avait lancé sa campagne depuis Boicommun au coeur de la cinquième circonscription (de Fleury à Pithiviers) dont le suppléant sera Maxime Buizard-Blondeau, élu de Pithiviers et jeune salarié agricole. Marianne Dubois est soutenue par Marie-Agnes Linguet (UDI), la maire de Fleury-les-Aubrais, Marc Gaudet, premier vice-président du conseil départemental et Monique Bévière (LR), présidente du Pays Beauce-Gâtinais.
Sixième: dissidence à gauche

Valérie Corre, députée PS du Loiret.
Sur la sixième circonscription (de Saint-Jean-de-Braye au Gâtinais), les choses ne sont pas simples à droite avec la “primaire” annoncée entre Alexandrine Leclerc, investie par LR et l’UDI et Stéphane Fautrat, “en réserve” de son poste de secrétaire départemental de LR et qui ne refuserait pas l’estampille En Marche. Mais c’est loin d’être gagné.
A gauche, Valérie Corre la seule sortante PS du Loiret, va devoir faire face à une “dissidence” (provisoire?), celle de Hamid Khoutoul qui avait été investi prématurément par les instance départementales d’EELV, les écologistes étant dans un premier temps présents sur les 6 circonscriptions. Depuis, un accord est intervenu dans la foulée du “mariage” Hamon-Jadot. 46 circonscriptions dans l’hexagone ont été “réservées” pour un candidat EELV, soutenu par le PS.
Un dissident EELV sur la sixième

Jean-Philippe Grand, dimanche lors des fêtes johanniques.
Dans le Loiret c’est le cas sur la deuxième où se présentera Jean-Philippe Grand (EELV). Mais l’accord sous -tendait que EELV ne présente pas de candidat sur les circonscriptions où le sortant est socialiste. Mais Hamid Khoutoul malgré la pression de ses amis, y compris sur Chécy, refuse de céder la place. Jeudi un Conseil fédéral d’EELV doit valider cet accord et effacer ses candidats sur la 1ère (ou Jérôme Beyler jouera le jeu pour ne pas gêner la candidature d’Olivier oui) et sur la 6 ème où Hamid Khoutoul s’expose à des sanctions s’il persiste.
Or pour Valérie Corre, sur la sixième, fidèle à son parti et à Benoit Hamon, toutes les voix seront importantes pour accéder au second tour et la division à gauche serait un obstacle supplémentaire, en plus des candidats de la France Insoumise et du PC. D’autant que le camp Macron laisse planer l’incertitude sur le nom de son candidat.

Charles de Gevigney, le nouveau secrétaire dép:artemental du FN Loiret.
De son côté le FN et ses candidats pour la plupart discrets et peu connus, hormis Charles de Gevigney et Jeanne Beaulier, ils attendent de surfer sur la vague Le Pen aux législatives, quel que soit le résultat de la Présidente du FN. Jeudi, Jean-Lin Lacapelle, le patron des fédérations, est venu doper le moral des troupes secouées par les péripéties judiciaires du groupe au Parlement européen et par le tassement de leur candidate dans les sondages. L’occasion de dévoiler le nom de la candidate FN sur la sixième circonscription, la seule qui manquait. Il s’agit de Myriam Bachir, une infirmière de Montargis.
Ch.B