A mesure que l’échéance du premier tour de la Présidentielle se rapproche, les sondages donnent quatre candidats dans un mouchoir. Dans la publication de ces sondages la marge d’erreur (2,5% en plus ou en moins) est rarement respectée.

Or cette marge peut modifier le score d’un candidat qui serait par exemple à 15% et qui pourrait faire 17,5% ou au contraire, un autre crédité de 23% serait en fait à 20,5%. Ce n’est pas anodin, puisque certains électeurs se déterminent en fonction des sondages, et le “danger” que peuvent représenter l’un ou l’autre candidat aux portes de l’Elysée.
Avec Hugues Portelli, le sénateur du Loiret, Jean-Pierre Sueur est à l’origine d’une loi visant, “à garantir la sincérité eu débat politique et électoral”, en ce qui concerne les sondages. A une semaine du premier tour, Jean-Pierre Sueur a écrit au ministre de l’Intérieur pour que cette loi soit respectée. Il rappelle que la loi du 15 avril 2016 dispose que « la première publication ou la première diffusion de tout sondage, est accompagnée de la mention des « marges d’erreurs des résultats publiés ou diffusés ». Or, poursuit le sénateur, “dans de nombreux cas, cette disposition n’est pas appliquée”, et il demande au ministre quelle disposition il compte prendre pour que cette obligation légale soit appliquée.
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