Le mardi 4 avril, au programme de la petite lucarne, une affiche : ‘’GRAND DEBAT ‘’ réunissant, dans un second acte élargi, 11 acteurs d’une tragi-comédie dont le titre pourrait être : « AVEC TROMPETTES ET CASSEROLES ».
Mais ce que les journaux ne vous disent pas (sauf Mag-Centre) c’est qu’en réalité, au lever de rideau, ce qui va se jouer devant vous est une allégorie, métaphore antique, réunissant sur scène des figures symboliques de la Bible.
La preuve ?
Dans le rôle de JONAS le parjure, celui qui renie son engagement éthique et moral préférant se jeter à l’eau plutôt que de respecter sa parole donnée, nous avons F.Fillon qui, menacé par un énorme poisson d’Avril, surnage en nage dans ses multiples marécages.
Tout à côté de lui JOSEPH, qui fut un temps le préféré du Père, (voir Mag du 10-11-2016) est ici tour à tour, vendu par ses frères, traité de traître par les mêmes, mais aussi grand argentier du Pharaon, interprète de ses propres rêves, prévisionniste des vaches maigres et grasses : un rôle en or pour E.Macron.
Face à ces deux là, ISAAC, ‘’sacrifié ‘’ par le même Père que « M’a nu »sur l’autel de l’obéissance aux Marchés ; celui qui, dès sa naissance, fit rire père et mère, fut rejeté par ses frères et les fit se prosterner devant lui lors d’une rencontre assez primaire est incarné par B.Hamon.
Tous trois sont cernés par deux adversaires venus des extrêmes. D’un côté LE DIABLE, prince des anges révoltés, contestataire du pouvoir de la Divinité Omnipotente, Lucifer –le porteur de lumière- la torche qui éclaire les failles du Pouvoir $uprême, qui appelle à l’insoumission est joué avec brio par J-L Mélenchon. De l’autre le LEVIATHAN, l’hydre tortueuse, aux têtes qui renaissent sans cesse de père en fille et petite fille, toujours prête à précipiter le monde dans le chaos de l’affrontement entre ses fidèles et les infidèles qu’interprète M. Le Pen.
Les seconds rôles sont nombreux :
*grâce aux prouesses techniques des décorateurs volte et virevolte en archange revêtu de l’armure des croisés, tout le Saint Frusquin -St Michel-Gabriel-Georges- N.Dupont Aignan brassant l’air ;
*déguisés (merci les couturièr(e)s) en Rois-Mages F.Asselineau avec son obole d’or (dre), J.Cheminade et sa myrrhe martienne, ainsi que J.Lasalle en encenseur d’ populeux ;
*le rôle de Joseph, le charpentier bien gentil mais qui laisse une graine de révolutionnaire grandir dans le ventre de sa fiancée, revient, de part la volonté du peuple laïque à P.Poutou, pendant que Salomé, la ‘’coupeuse de tête’’ (référence aux fantasmes des esprits attardés pour qui le communiste a « le couteau entre les dents ») va de droit à N. Artaud.
Des figurants, intermittents du spectacle, meublent le paysage avec quelques figures notoires (qui deviennent de plus en plus nombreuses avec l’Ascension de Joseph-Emmanuel) de traîtres-vendus-transfuges-retourneurs de vestes tels en JUDA$ Valls, Le Drian, Cohn-Bendith … ainsi que Bayrou en excellent Lazare le re-re-ressuscité.
Cette distribution serait incomplète si n’y était pas associé le ‘’peuple’’ qui joue le rôle de JOB, même pour celles et ceux qui n’en ont pas.
FT