C’est son président au département, Hugues Saury, qui a eu les mots les plus forts en faveur d’Alexandrine Leclerc. “Elle connait ses dossiers, elle est travailleuse et courageuse”. Alexandrine Leclerc (UDI), c’est la caution centriste et sociale d’une droite qui encaisse les coups envoyés à son candidat à la présidentielle, François Fillon… droite dans ses bottes.

Alexandrine Leclerc soutenue notamment par Hugues Saury et Olivier Carré.
À quelques exceptions notables près, toute la grand famille de la droite et du centre avait voulu vendredi porter la candidature d’Alexandrine Leclerc (sixième circonscription) sur les fonts baptismaux. Il manquait notamment sa “copine” Nathalie Kerrien (UDI) qui “avait piscine” ce soir là. Mais surtout dont l’ombre planait, un étage en dessous du Studio 16 où les militants d’En Marche, tenaient réunion médiatique. L’occasion d’annoncer que l’adjointe au maire d’Orléans serait la “vedette” d’un prochain clip vidéo sur la culture en faveur du programme d’Emmanuel Macron. C’est tout dire.
Une primaire avec Stéphane Fautrat (L.R.)
Le contraste était d’ailleurs saisissant entre les militants “tout neufs” d’En Marche, inconnus au bataillon politique ou presque, refusant de prédire qui seront leurs candidats (lire par ailleurs), et la kyrielle d’élus et de militants L.R. et UDI venus soutenir la candidature d’Alexandrine Leclerc. Il manquait aussi Stéphane Fautrat, fraîchement démissionné de son poste de secrétaire départemental de L.R. qui maintient sa candidature sur la 6e, malgré l’investiture dont a bénéficié la candidate UDI qui balaye cette primaire possible à droite d’un, “je suis sereine face à cette situation”. Une désunion qui avait en 2012 envoyé Valérie Corre (PS) à l’Assemblée. C’est alors que Florent Montillot, devenu président de l’UDI fait bien remarquer à la galerie la présence vendredi dans la salle de celui (à l’époque UMP) qu’il avait fait trébuché, Charles’Eric Lemaignen, le président de la CU d’Orléans.
Une nouvelle CNI à LR
Retardée par des épisodes divers et variés comme la victoire de François Fillon à la primaire et l’arrivée d’une nouvelle équipe moins sarkozyste à la tête de la CNI (Commission nationale d’investiture) de L.R. , puis par les affaires Fillon, marquée par les valse hésitations des Juppéistes et des centristes de chez Jean-Christophe Lagarde, l’investiture d’Alexandrine Leclerc sur la sixième (comme de 95 autres candidats en France étiquetés UDI et soutenu par LR), ne s’est par faite sans mal.
Spécialisée dans la solidarité et le social

Olivier Carré dit tout le bien qu’il pense de la candidate.
Celle-ci choisira si elle est élue, de se séparer de ses casquettes de vice-présidente du département et d’adjointe au maire. Ce sont ces mandats qui lui ont forgé cette “spécialisation” du social, du “cœur” qui, comme elle le dit, n’est pas l’apanage de la gauche. “Ce que j’ai appris de mon expérience, je veux le porter plus haut à l’Assemblée nationale”. Lorsqu’elle déroule son programme, Alexandrine Leclerc n’hésite pas à citer François Fillon, sur la police, “il propose dix mille agents supplémentaires”, la résorption de la dette “abyssale”, et la baisse du nombre de fonctionnaires, la réduction des charges pour les entreprises, l’éducation “à laquelle il faut redonner un sens”, le défi du vieillissement… Au premier rang de son “fan club” d’élus, Olivier Carré le député-maire (L.R.) d’Orléans apprécie aussi les qualités “d’écoute et d’attention”, d’Alexandrine Leclerc sur “chaque situation individuelle”, et il dit que la Chambre “a besoin de député comme elle”. Au département du Loiret, c’est elle qui a mis en place, “la première mutuelle départementale”, comme le rappelle Florent Montillot, président UDI du Loiret, qui loue “son engagement et sa loyauté”. Contrairement à d’autres…?
Fillon…malgré tout ce que l’on peut “raconter”

Avec son président de l’UDI, Florent Montillot.
La transparence, la candidate se l’appliquera, même si elle n’a pas encore dévoilé le nom de son suppléant (ou suppléante), ni l’adresse de sa permanence. Ce n’est qu’une question de jours, mais l’on connait sa présidente de comité de soutien, la maire de Châteauneuf-sur-Loire Florence Galzin et la coordinatrice de sa campagne, Aurélie Loeillet. Sur son adversaire sortante Valérie Corre (PS), Alexandrine Leclerc qui ne passe pas pour être une bretteuse agressive n’en dit pas grand chose. En revanche, c’est Olivier Carré qui monte au créneau sur la transparence en matière de réserves parlementaires (publiques sur le site de l’Assemblée) qui fait l’objet d’une annonce publique et médiatique de la députée socialiste chaque année en présence des associations bénéficiaires: “ces conférences de presse, c’est de la communication”, estime t-il.
Serge Grouard annoncé à l’origine, tout occupé qu’il est à épauler François Fillon dans la tempête n’a pas pu venir, en revanche Jean-Noël Cardoux qui soutient François Fillon, “depuis quatre ans contre vents et marées”, a réaffirmé sa confiance en son candidat. Le président du comité de soutien dans le Loiret au candidat à la Présidentielle ne baisse pas pavillon: “nous porterons François Fillon à la victoire, malgré tout ce qu’on peut raconter”. Le terme exact serait plutôt, “révéler”.
Ch.B