
Hugues Saury, président du Conseil départemental..
“Le vendredi, Hugues Saury dit à Fillon : Non ! Le jeudi, à Fillon, Hugues Saury a dit : oui !”. Edmond Rostand nous pardonnera – peut-être – d’emprunter ce vers à Cyrano de Bergerac dans l’acte V, scène 5 (1). En marge de la session du Département du Loiret, jeudi 9 mars, le président du Conseil départemental a indiqué qu’il “ferait campagne pour François Fillon. Je voterai François Fillon. Je n’ai pas l’impression d’avaler mon chapeau, je suis fidèle et loyal à mon camp”.
Vendredi 3 mars dernier, en pleine tourmente fillonesque, H. Saury avait en effet annoncé qu’il retirait son soutien au candidat des Républicains, empêtré dans les affaires et deux jours après l’annonce de sa mise en examen (le 15 mars prochain).

(c) Marine-Line Bonneau.
Une déclaration qui vient achever une semaine folle, “c’était une pièce de théâtre, avec des portes qui claquent”, constate-t-il. “La communication sur l’affaire Pénélope a été mauvaise”, ajoute le président du Loiret, qui avait apporté son soutien au premier tour de la primaire de la droite et du centre à Nicolas Sarkozy. “Une fois que c’est tranché, c’est tranché. Je pense que c’est le débat démocratique”, dit-il avant de conclure, d’une voix plus basse : “si on doit perdre, on perdra”. Les pièces de théâtre, en effet, ne se termine pas toujours très bien… Même les vaudevilles.
F.S.
(1) “Mardi, toute la cour est à Fontainebleau. Mercredi, la Montglat dit au comte de Fiesque : Non ! (…) Le vingt-cinq, la Montglat à de Fiesque dit : Oui”.