Benoit Hamon a trouvé un “conseiller” juridique de première bourre. Eric de Montgolfier vient en effet d’annoncer qu’il rejoint Benoit Hamon, le candidat PS vainqueur de la primaire de la gauche.
Connu pour son francs parler, atypique et médiatique, celui qui avait été surnommé en Normandie, “Eric le Rouge”, s’était spécialisé dans la lutte contre la fraude. En 1993, il avait sorti en tant que procureur de Valenciennes, l’affaire du match truqué VA-OM qui avait valu à Bernard Tapie alors président du club marseillais, huit mois de prison ferme.
La suite de sa carrière avait fait descendre ce Lyonnais à Nice où il restera treize ans, toujours en tant que procureur. Il aura alors des relations compliquées, voire tendues, avec le maire de Nice de l’époque Christian Estrosi, aujourd’hui président de la région PACA (Provence Alpes-Côte d’azur).
Eric de Montgolfier avait aussi défrayé la chronique en s’attaquant à la banque suisses HSBC en 2009. Il avait ouvert une enquête pour blanchiment à partir de données informatiques communiquées à la France par Hervé Falciani, ex-cadre de la banque à Genève.
Eric de Montgolfier avait été nommé en fin de carrière procureur général près la cour d’Appel de Bourges (Cher) en 2012, une bâton de maréchal qui ne lui permettait plus de sortir des affaires comme il l’avait fait auparavant, même s’il s’était intéressé avant son départ en retraite en 2013 à la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher). A 70 ans, Eric de Montgolfier se met donc au service de Benoit Hamon avec peut-être quelques dossiers sous le bras…
Ch.B