
Manuels Valls et François Bonneau
Bernard Cazeneuve sera une nouvelle fois en région Centre-Val de Loire jeudi. D’abord à Blois puis à Orléans. A l’hôtel de région, le premier ministre vient signer la convention qui fait basculer les trains des trains d’équilibre du territoire (TET) de l’État à la Région.
Cela concerne les lignes Paris-Gien-Nevers, Bourges-Montluçon et Paris-Orléans-Blois-Tours. Alors que Jean-Marc Ayrault laisse entendre son soutien à Emmanuel Macron et que Ségolène Royal serait prête à basculer aussi, le Premier ministre évoquera t-il, même entre les lignes, son soutien à Manuel Valls pour la primaire dont le premier tour à lieu dimanche?
En tous cas sa visite à Orléans sur le thème des nouvelles compétences régionales en matière de transport apparaît comme un signal favorable à la politique de décentralisation. Comme par hasard, trois présidents de Région socialistes, François Bonneau (Centre-Val de Loire), Carole Delgaé (Occitanie), Aain Rousset (Aquitaine) et Jean-Yves le Drian (Bretagne) et ministre de la Défense nationale, publient ce mercredi une tribune pour expliquer pourquoi ils soutiennent l’ancien Premier ministre. Il ne manque à à ce tir groupé régional que Marie-Guite Dufay, la présidente PS de Bourgogne-Franche-Comté. Ce soutien est axé dans cette tribune sur la décentralisation, pour eux un des points forts du quinquennat de François Hollande.
Le texte des Présidents de Région, “pourquoi nous appelons à voter pour Manuel Valls
“Les Régions et la décentralisation ont eu rendez-vous avec l’histoire ces dernières années. Nous prenons la mesure des évolutions majeures qui se sont produites dans notre pays et de cette décentralisation engagée par François Hollande et mise en œuvre par Manuel Valls. Nous avons réussi à franchir une nouvelle étape décisive pour les Régions de France. Manuel Valls a voulu avec une détermination sans faille que la loi NOTRe porte un certain nombre des valeurs d’une république moderne : celles de la clarification des compétences, des responsabilités publiques exercées dans une logique de simplification, de politiques publiques plus réactives et efficaces. En effet, réformer durablement le pays et améliorer l’efficacité de la dépense publique nécessite d’une part d’approfondir le processus de décentralisation en transférant aux collectivités locales et aux Régions en particulier des compétences opérationnelles et d’autre part de remuscler l’Etat sur ses missions essentielles et régaliennes (justice, police, défense, diplomatie,…).
Nous saluons le travail d’écoute, de dialogue permanent, de recherche de solutions qui a animé les relations conduites par les Régions avec Manuel Valls et l’ensemble de son gouvernement. Ils ont apporté des réponses essentielles pour permettre d’engager une nouvelle étape de décentralisation et créer des Régions avec des moyens financiers accrus, des compétences renforcées, un rôle pivot entre les territoires, l’Etat et l’Europe. Des Régions désormais agissantes pour l’économie, l’emploi, la recherche et l’innovation, pour la formation, pour la mobilité. Elles sont en mesure de mettre en œuvre de nouveaux services publics de qualité au service d’un aménagement équilibré du territoire afin de répondre aux défis majeurs de notre société en profonde mutation. Désormais, en responsabilité directe sur les sujets qui concernent l’emploi, le développement des PME et des ETI, la formation professionnelle, la mobilité interurbaine, et la recherche au service de l’innovation, les Régions peuvent piloter ou co-piloter, aux côtés de l’Etat, des grandes politiques publiques permettant le redressement du pays. C’est ce cap qu’a aussi fixé Manuel Valls avec la loi de modernisation de l’action publique qui a permis d’associer, de responsabiliser et de clarifier les compétences de l’ensemble des collectivités territoriales en lien avec les objectifs de la Nation. C’est une réforme en profondeur qui donne désormais aux Régions les moyens financiers accrus, solides et durables pour faire, pour engager des politiques, pour agir au quotidien au service de nos concitoyens, de nos entreprises, de nos territoires. C’est une véritable révolution dans les finances publiques que Manuel Valls a engagé en permettant enfin aux Régions de bénéficier de l’autonomie fiscale qu’elles attendaient depuis si longtemps. Manuel Valls a démontré qu’il a toute l’énergie nécessaire et une forte volonté pour continuer de porter cette action avec détermination. Et, le mouvement doit se poursuivre : la réforme de la fiscalité locale autour par exemple d’un meilleur partage des impôts nationaux entre l’Etat et les Régions et la garantie de l’autonomie fiscale, la mise en œuvre d’un pouvoir réglementaire régional tenant mieux comptes des spécificités de chaque territoire, la poursuite du travail de simplification que seul propose Manuel Valls, sont des axes majeurs essentiels pour mettre en œuvre les politiques publiques de demain. Pour toutes ces raisons, nous, Présidents de Région convaincus que l’élan de décentralisation doit se poursuivre et s’amplifier, appelons à soutenir la candidature d’un homme d’Etat, Manuel Valls, un homme dans l’action qui saura construire avec chaque Région, un projet de développement territorial au service de nos concitoyens dans une République Forte et une France juste.”