Mais qui sont donc les « marcheurs » de Macron ? Ceux qui gonflent ce que les « grands esprits » du commentaire avaient qualifié de « bulle ». Maintenant ce sont les Fillon, les compétiteurs de la Belle Alliance à gauche qui se retrouvent coincés par cette bulle. Direction la salle Eiffel, jeudi 12 janvier dernier à Orléans, où l’équipe des marcheurs Loiret, les militants tout neufs d’En Marche !, se partageaient la galette.

Les “marcheurs” à Orléans, salle Eiffel.
Non pas la galette friquée du « banquier », un des petits noms dont l’affublent ses adversaires. Les marcheurs sont pour l’instant assis. Clairement, sans faire du délit de « bonne gueule », des cadres sup’, des chefs d’entreprise, des diplômés, tous les âges, plutôt plus jeunes que dans d’autres salles politique, peu de femmes… Des têtes connues qui auraient basculé comme un Lepeltier (UDI) à Bourges ? Une seule, Nathalie Kerrien (UDI) adjointe au maire d’Orléans qu’on savait séduite par Macron. Elle ne se cache pas mais dit qu’elle vient « s’informer ». Pour l’instant. Et puis un lieutenant de Jean-Vincent Vallies le maire de Chécy qui a quitté le PS, tout en étant le candidat suppléant de la députés P.S Valérie Corre
Un jeune polytechnicien référent dans le Loiret

Le référent départemental, Emmanuel Constantin.
A la tribune, chemise blanche ouverte, pantalon noir, un autre Emmanuel, Constantin, plus jeune référent Macron de France, 26 ans. Un X-Mines (polytechnicien), tête bien pleine, brillant, bon communicant. Parisien d’origine, haut fonctionnaire à la DIRECCT (Direction du travail). « Je me mettrai en disponibilité le 1er février » annonce t-il. Combien sont-ils ces « marcheurs » ? Ce soir là une centaine (autant qu’à la dernière réunion du PS sur la primaire pour étalonner), et dans le Loiret , « nous avons passé les 900 samedi dernier aujourd’hui 930 », lance Emmanuel Constantin. « Nous sommes en train de saisir l’opportunité de réveiller la politique ».
Dans la salle ça gazouille, mais pas plus qu’ailleurs. Certains le nez sur le portable, mais comme partout. Un autre Emmanuel, un Montargois, créateur d’une boite d’informatique et militant associatif témoigne, « je ne m’étais jamais engagé, c’est l’homme Macron qui m’a décidé ».

Les animateurs locaux.
Tous les candidats à la Présidentielle usent et abusent de la com numérique, envois de mail, de SMS, accroches sur les réseaux dits sociaux, création de plate-forme, le communautarisme numérique va bon train. La génération des politiques “deux points zéro” bat les estrades numériques. Mélenchon fait son numéro sur sa TV web, au moins il ne sera pas ’emmerdé’ par une question de journaliste.
La toile en point de ralliement
Chez Macron, le web c’est naturel, la toile sert de point de ralliement. “Vous imaginez, nous sommes en mai Emmanuel Macron est président de la République ?“. Et tout cela comme dit l’autre Emmanuel Constantin, “sans tactique, sans appareil”. Chez les Macron la transparence est une vertu. On la pratique. Alors on affiche les 06 de tous les référents locaux et les mails, cela va sans dire. Le Macron de Bellegarde a 78 ans, “Je lui ai écrit, il m’a répondu et puis je l’ai vu à Orléans, depuis le twitte, je facebook...”. Fabienne Leproux, adjointe à l’éducation de Marie-Agnes Linguet est la Macron de Fleury-les-Aubrais, chaque bassin de vie a le sien, la sienne.
La voix de la France
Au fil de meeting qui fonctionnent, de visites thématiques comme à Nevers récemment sur la santé, les marcheurs qui partirent cinquante se verront-ils 5.000 et plus en arrivant aux portes de la présidentielle. Car il faut aussi les fameuses 500 signatures (400 aujourd’hui) et vingt millions d’euros (4 millions de dons pour l’instant). Des candidats aussi aux législatives, il en faudra bien, “des candidats de la société civile”, connus dans le landernau, “des sortants aussi“, comme le député PS de Brest ou le maire de Lyon, et puis des “têtes nouvelles”. Mais le référent prévient, “c’est la Commission nationale qui fera les investitures”, courant février, pas question de “baronnies locales”.
Emmanuel Constantin: “on est parti pour trois mois de campagne, ça va marcher !”. Ceux du Loiret n’oublient pas que c’est à Orléans qu’Emmanuel Macron avait fait sa première marche populaire. Un coup à entendre la voix de la France.
Ch.B
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