Des heurts relativement violents mais limités ont eu lieu samedi aux alentours de quinze heures entre les gilets jaunes et les gardes mobiles. Venus de l’île Charlemagne, 250 manifestants (ils annonçaient 4 000) précédés d’une jeune fille à cheval figurant Jeanne d’Arc, qui a abandonné le cortège par crainte des grenades lacrymogènes, sont arrivés jusqu’au monument des Tourelles.

Des heurts violents à hauteur du monument des Tourelles.
Un arrêté préfectoral leur avait en effet interdit le centre ville quadrillé par des gardes mobiles de la gendarmerie. La ligne 1 du tramway avait été interrompue à l’entrée du pont Royal où stationnaient les camions bleus et les sacs de passants étaient vérifiés. L’avant garde des gilets jaunes a chargé le petit cordon de gendarmes, pas plus d’une dizaine d’hommes, à hauteur du monument des Tourelles pour tenter de franchir le pont. C’est à ce moment qu’après l’arrivée de renforts quelques grenades lacrymogènes
ont été tirées et des gilets jaunes les plus menaçants jetés à terre par les forces de l’ordre. Ensuite les manifestants de composition baroque, précédés de Mariannes, et de quelques handicapés, avec des drapeaux bretons, basques, des Croix de maltes, et des slogans anti-Macron ont voulu emprunter la très chic avenue Dauphine vers le sud. Là encore, ils en ont été empêchés par les forces de l’ordre, puisque le plan d’origine de la manifestation prévoyait qu’il regagnent l’île Charlemagne. Ce qu’ils ont fait au final vers 16h après un long face à face, et maintes discussions avec les gendarmes.
Aucune interpellation n’a eu lieu lors de la manifestations. En revanche, Dix personnes ont été interpellées en lien avec le mouvement des gilets jaunes”, a expliqué le procureur de la République d’Orléans, Nicolas Bessone. Six dans la nuit de vendredi à samedi vers 1 heures, et quatre samedi matin. Ils sont tous en garde à vue.Ont été saisis un certain nombre de cocktails Molotov, d’armes et d’effets vestimentaires pouvant servir à faire des manifestations violente.