Coup de tonnerre dans le ciel électoral du Loiret à moins d’un mois du premier tour de élections législatives, La République En Marche vient de perdre un candidat. Et pas des moindres puisqu’il s’agit d’Emmanuel Constantin, le référent du parti du nouveau Président de la République.

Emmanuel Constantin.
La République En Marche explique, “Après vérifications juridiques des services préfectoraux, il apparaît qu’en raison des fonctions qu’il a exercées durant l’année écoulée, auprès du Secrétaire Général aux Affaires Régionales et au sein de la DIRECCTE Centre-Val de Loire, Emmanuel Constantin est considéré comme inéligible et ne peut se porter candidat dans toute circonscription de la région Centre-Val de Loire.”
Emmanuel Constantin, 28 ans, brillant polytechnicien, avait expliqué devant la presse qu’il s’était “mis en disponibilités” de ses fonctions préfectorales. Ce forfait sur le tapis vert change sérieusement la donne sur la deuxième circonscription, celle de Serge Grouard, le sortant LR. Visiblement cette mise en disponibilité n’était pas suffisante et il risquait en cas d’élection du candidat son invalidation.
Le mouvement avait présenté celui qui était considéré comme son meilleur candidat sur le Loiret où le Parti socialiste présente Jean-Philippe Grand, candidat d’EELV.
La Commission Nationale d’Investiture de la République En Marche choisira d’investir un autre candidat dans les jour prochains.
Benoit Lonceint, chef d’entreprise (Burger king) et ancien président de l’UDEL, qui avait lui aussi postuler pour cette circonscription auprès de la République en Marche, pourrait être le plan B du parti du Président de la République dans cette circonscription.
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Les hauts fonctionnaires doivent laisser passer un an
Emmanuel Constantin qui n’avait pas encore déposé sa candidature a été averti par la préfecture que sa candidature aux législatives était invalide, en raison de l’article LO132 du code électoral. Hormis les préfet qui sont inéligibles dans tous les cas de figure, “sont aussi inéligibles, dans toute circonscription comprise en tout ou partie dans le ressort dans lequel ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d’un an à la date du scrutin les titulaires des fonctions suivantes : Les sous-préfets, directeurs généraux…mais aussi les directeurs, directeurs adjoints et chefs de service des administrations civiles de l’Etat dans la région ou le département sont concernés.”
Or, Emmanuel Constantin était encore il y a moins d’un an chef de service à la Direcct (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence du Travail et de l’Emploi) et chargé de mission auprès du SGAR, (Affaires régionales), chargé du développement économique. Comment se fait-il qu’Emmanuel Constantin lui;-même, mais aussi la Commission d’investiture nationale de la République en Marche aient pu ignorer ces dispositions relativement basiques du code électorale? Les services de Jean-Paul Delevoye avait 428 noms à passer au crible, sur les 15 000 candidatures reçue. Ceci explique sans doute cela.