François Fillon a été mis en examen ce mardi matin par les trois juges chargés d’instruire le dossier sur les soupçons d’emplois fictifs dont auraient bénéficié son épouse Penelope et ses enfants. L’ancien premier ministre est poursuivi pour détournement de fonds publics, recel et complicité d’abus de biens sociaux et manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique.
La convocation des magistrats était officiellement prévue pour mercredi 9 heures au pôle financier. A la demande de François Fillon « l’audition a été avancée pour qu’elle se déroule dans des conditions de sérénité”, a précisé son avocat Me Antonin Lévy.
François Fillon a déclaré une nouvelle fois que sa mise en examen ne remettait pas en cause sa candidature à l’élection présidentielle.
Marine Le Pen : Patrimoine sous-évalué
De son côté, Marine Le Pen est rattrapée par une nouvelle affaire : la sous-évaluation d’une partie de son patrimoine immobilier. La présidente du Front national est sous le coup de deux procédures de redressement fiscal, qui pourraient l’une et l’autre aboutir à une réévaluation de l’ordre de 60% de la valeur de ses biens ce qui pourrait avoir pour effet de l’assujettir à l’impôt sur la fortunel . Marine Le Pen conteste .
La procédure concerne le domaine de Montretout, un manoir de 11 pièces (400m2) et un parc de 5 000 m2 , à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) dont Marine Le Pen possède 12,5% à travers une société civile immobilière (SCI Pavillon de l’Ecuyer). Son père en détient 75% et sa sœur Yann le reste . Déclarée valoir 2,5 millions d’euros par la famille Le Pen la propriété est estimée à 5 millions par l’administration fiscale et a plus par les spécialistes de l’immobilier locaux. A ce bien il faut ajouter des parts de la maison qu’occupe Jean-Marie Le Pen et sa seconde épouse à Rueil-Malmaison également dans les Hauts-de-Seine.
Une opération de conciliation est en cours entre l’administration fiscale, Marine et Jean-Marie Le Pen. Elle pourrait aboutir à une accord autour d’un redressement fiscal conséquent avant le 31 mars. La candidate à la présidentielle, désireuse d’éviter l’ouverture d’une nouvelle affaire pénale en pleine campagne électorale n’y serait pas opposée.L