Hugues Saury, Président du Département du Loiret, fait connaître sa position au sujet du maintien du candidat Fillon à l’élection présidentielle
Depuis trois semaines, la vie politique s’accélère à un rythme effréné. Chacun peut faire autour de lui le constat de l’incompréhension qui se mue progressivement en sourde réprobation. Je ne souhaite pas me placer sur le terrain de l’affaire Pénélope, ni même sur celui d’un candidat qui élevait la probité et l’honnêteté en valeurs fondamentales et qui, en quelques jours, s’est renié plusieurs fois. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de mesurer la capacité de ma famille politique à confirmer ce qui paraissait une évidence il y a peu : la victoire.

Hugues Saury, président du Conseil départemental.
Du boulevard qui s’ouvrait devant nous, nous sommes passés à une impasse. Ce changement de l’opinion ne s’explique pas par une distance des électeurs avec le projet. Le seul sujet reste de savoir si François FILLON réunit les conditions requises pour mener le combat et le rendre victorieux. Manifestement non. Ce n’est pas le cas aujourd’hui et ce ne le sera pas demain.
François Fillon n’aurait pas gagné la primaire dans le contexte d’aujourd’hui et il a rompu unilatéralement le contrat qui le liait à ses électeurs de novembre. Après cinq années perdues pour la France, face aux graves menaces populistes, il m’apparaît de notre responsabilité collective et individuelle de dire stop. Il est grand temps de reprendre le combat des idées et de redonner ses chances à la droite et au centre. Je le regrette, mais c’est maintenant un autre candidat qu’il nous faut pour porter les valeurs et le programme qui fera gagner la France. »