Valérie Corre, député PS de la 6e circonscription du Loiret, affiche son soutien à l’ancien ministre de l’Éducation national Vincent Peillon, candidat à la primaire de la gauche. Elle explique pourquoi, avec quelques unes des personnalités loirétaines qui se reconnaissent aussi dans cette candidature.

Valérie Corre (au centre) avec les soutiens du Loiret à Vincent Peillon.
Pour Valérie Corre, député sortante de la 6e circonscription du Loiret, elle-même candidate aux élections législatives de juin prochain, estime que Vincent Peillon est « le seul à avoir des priorités claires : un new deal européen, accentuer les politiques concernant l’éducation et l’enseignement supérieur, poursuivre la transition écologique, remettre le citoyen au centre du dispositif ». La candidature de Vincent Peillon, qui est apparu soudaine, rassemble dans le Loiret un nombre indéfini de personnes, les soutiens à sa candidature ne le sachant pas eux-mêmes. Mais celle-ci attire quand même, y compris des déçus du Parti socialiste, comme Rémy Sabau, jeune chef d’entreprise récemment installé dans le Loiret, qui avait « démissionné du PS », n’étant pas d’accord avec « la responsabilité du gouvernement et les frondeurs m’étaient devenus insupportables ». Selon lui, « ce candidat tient une équation difficile : il assume le bilan du quinquennat, mais il est critique aussi, et il propose un vrai projet. Il est ferme sur les valeurs de gauche mais encore plus sur le rassemblement. Sur la problématique de la ‘boîte à archives’, à savoir les revirements de prise de position, V. Peillon est crédible ». Ce que Christophe Lavialle confirme en disant qu’il « est porteur d’une promesse acquise : la loi de refondation de l’école, c’est ce qu’il y a eu de meilleur dans le quinquennat ».
“L’objectif c’est la France, pas le parti”
Rassembleur : de Valérie Corre à Christophe Lavialle (adjoint au maire de Saint-Jean-de-Braye) en passant par la conseillère départementale et adjointe d’Ingré Hélène Lorme, et Philippe Rabier (PS), c’est ce qui vient spontanément à l’esprit des soutiens de Vincent Peillon, comme des autres candidats à la primaire de la gauche… Mais l’autre raison qui plait aux soutiens de Vincent Peillon, c’est… sa raison, justement. « Deux raisons me poussent à le soutenir : l’homme politique a une hauteur de vue et une réflexion liée à la philosophie. Et c’est un homme d’État qui incarne le rassemblement. Il est soutenu par nombre de cautions morales, parmi lesquelles Martine Aubry, Christiane Taubira, Anne Hidalgo », explique Philippe Rabier.
Et n’allez surtout pas dire que Vincent Peillon jouerait une carte dans cette primaire en visant le coup d’après, à savoir la reconstruction du PS : « l’objectif c’est la France, pas le parti. Aujourd’hui, le parti ce n’est pas le sujet », insiste Valérie Corre.
Localement, il n’y a pas d’action particulière prévue avant le premier tour de la primaire de la gauche dimanche prochain 22 janvier. Mais selon Maxime Yehouessi, conseiller municipal d’opposition à la mairie d’Orléans, « on a reçu beaucoup d’appels téléphoniques suite au premier débat télévisé ». Combien ? Réponse (peut-être) dimanche 22 janvier…
F.Sabourin.